Aux Etats-Unis, prêter serment sur le Coran, la Bible, ou la Nouille Céleste.

Jacques HM Cohen le jeudi 7 janvier

sur les ondes de RCF : LIEN: en attente.

Si

La question d’actualité avec le Professeur Jacques Cohen avec nous par téléphone. Jacques, bonjour.

Bonjour.

Et pour commencer cette année 2026, on va commencer par les formalités, j’allais dire, et se présenter nos meilleurs vœux. Donc Jacques, une très belle année 2026 et surtout la santé qui va avec parce que rien que quand vous nous dites bonjour, on sent un petit rhume ou peut-être même un petit peu plus dans votre voix.

Absolument, comme vous entendez, j’ai une histoire infectieuse aiguë. Je suis un peu dans le potage, mais bon on va y arriver quand même.

Bon, on vous souhaite la santé et un bon rétablissement en ce début d’année. On ne va pas parler de sujet médical cette semaine. On va s’intéresser aux Etats-Unis avec ce titre de la chronique du jour : Aux Etats-Unis, prêter serment sur le Coran, la Bible, ou la Nouille-Céleste. Curieux titre, Jacques Cohen, de quoi va-t-on parler exactement ?

Carte de membre de l’église de la nouille Céleste mouvement pastarafarien

Et bien, un personnage officiel, qu’il soit Président ou qu’il soit Maire, peut prêter serment aux États-Unis sur n’importe quoi qui lui tient à cœur. Et déjà, il y a le maire de New York, Mamdani, qui a prêté serment directement sur le Coran. Ce qui est déjà un problème, parce qu’il faut regarder ce qu’il y a dans le Coran. 

l y a quand même des choses qui posent problème pour nous, ne serait-ce que les apostats, le sort des apostats. Les apostats doivent être égorgés sans phrase. Alors, vous me direz que dans la Bible il y a aussi des épisodes qui sont limite criminels de guerre, ou bien qui sont des enseignements du genre Simon de Montfort, « Tuez-les tous et Dieu reconnaîtra les siens ».

Mais de toute façon, la question c’est qu’il est possible aux États-Unis que cela soit chacun chez soi, chacun sa façon. Et cela, c’est pour nous en France basée sur la laïcité, c’est totalement impossible, parce que la religion doit rester une affaire privée.

Chacun peut avoir sa religion ou ne pas en avoir, mais il est hors de question d’imposer aux autres la religion que l’un préfère et pas l’autre, etc, etc, parce que sinon cela va très très vite déraper vers la guerre civile.

Je voudrais rappeler d’ailleurs à ce sujet que les choses qui paraissent inoffensives peuvent très très vite glisser. Regardez cette histoire de procession avec deux ou trois chameaux pour les rois mages, cela paraît totalement inoffensif. Sauf que c’est une affirmation religieuse sur la voie publique, et il peut y avoir une escalade, une surenchère, et les uns et les autres vous leur montrez qu’ils sont plus nombreux, plus fiers, plus religieux, etc, etc. Regardez par exemple les Loubavitchs qui ont développé des cérémonies publiques pour Hanouka, pour la fête des Lumières, alors qu’au départ il s’agit d’une cérémonie, d’une fête totalement privée, puisqu’on met même le chandelier à l’intérieur de la maison près de la fenêtre pour montrer que c’est une maison juive. Et bien les Loubavitchs, eux, veulent faire des manifestations de rue, et cela conduit inévitablement à des affrontements. Par exemple, personne n’a remarqué ou peu de gens ont remarqué, que l’affaire de Bondi, de la plage australienne, c’est une manifestation de rue des Loubavitchs pour l’affirmation qu’ils peuvent rassembler du monde, mais quand on commence à rassembler du monde dans la rue, il y a de grands dangers d’escalade et de conflits. Et donc, aux États-Unis, c’est quand même très spectaculaire de voir que, parce que vous êtes à un poste, que n’importe qui peut choisir son référentiel, si j’ose dire, religieux ou pas. Et cela me permet de rappeler que la devise des États-Unis a changé, elle a changé sous Eisenhower, elle est passée de « E pluribus unum », c’est-à-dire d’être un seul à partir d’une grande diversité, à « In god we trust », qui maintenant se trouve sur les billets d’un dollar, et c’est très dangereux.

Jacques Cohen, d’ailleurs, je me permets, mais c’est d’autant plus surprenant que chacun des livres en tout cas sont assez différents. Ils ne contiennent pas forcément tous les mêmes éléments, il y a même parfois des choses assez contradictoires dans ces différents livres sacrés que sont le Coran ou la Bible par exemple.

Oui, et on peut aller plus loin, si on prend la Nouille-Céleste des Pastafariens et le culte qui impose sur une passoire sur la tête, il doit y avoir quand même quelques passages délirants à force d’imiter les autres religions. C’est cette tendance à chacun chez soi et au communautarisme qui est extrêmement dangereuse. Et il serait donc bon que nous remarquions que nous en Europe, et en particulier en France, nous sommes pour que la religion soit une affaire privée et que la seule chose que chacun doit admettre et sur laquelle on peut prêter serment, c’est la Constitution.

D’ailleurs Professeur Jacques Cohen, si vous évoquez aujourd’hui ce sujet, c’est dans un contexte que peut-être les auditeurs de RCF n’ont pas suivi, mais c’est parce que Zoran Mamdani a été le premier maire de New York d’origine musulmane depuis le 1er janvier de cette année d’ailleurs.

Oui, bien évidemment qu’il soit musulman ou qu’il soit bouddhiste, cela n’a aucune importance, sauf que ce maire revendiquait publiquement sa religion, et cela c’est une grosse anomalie qui, j’espère, ne serait pas possible en France, du moins pour l’instant.

En tout cas, un grand merci, Professeur Jacques Cohen, de nous avoir éclairés sur cette idée aux États-Unis, donc prêter serment sur le Coran, la Bible ou la Nouille-Céleste. Vous l’avez dit, pour l’instant en France, ce n’est pas le cas. À très bientôt, Professeur. Plus d’informations sur votre blog, jhmcohen.com.

Exactement, je mettrai ce sujet sur le blog dans quelques jours. D’ici là, allez en paix et Ramen, selon la bénédiction du culte de la nouille Céleste !

Merci Jacques, à bientôt.

A bientôt.

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