A. Benalla : les hommes de l’ombre éclairent leur Président

Aucun Président de la Vème République n’a pu résister à la logique de constituer un pendant « action » au gouvernement parallèle que représente son cabinet. Mais la structure mise en place, et les hommes employés, ont différés considérablement d’un Président à l’autre.  L’affaire Benalla révèle un Président Macron pris en tenaille entre une image de naïf et une image de cynique, sans pouvoir échapper par sa tactique de défense à l’une ou l’autre, ou pire au deux. Lire la suite

La joie par le sport. Bien ou Mal ?

Chronique du 13 juillet 2018

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Aujourd’hui, nous retrouvons, Jacques Cohen, le seul chroniqueur de la semaine qui est resté fidèle au poste jusqu’au bout, jusqu’à la dernière ! Bonsoir, Jacques !

Bonsoir.

Aujourd’hui, avec vous, on va parler de sport. Parce que oui, l’équipe de France est en finale de la Coupe du monde de football, ce sera dimanche à 17 h face à la Croatie. C’est la thématique que vous avez décidé de traiter sous un angle particulier, « la joie par le sport, bien ou mal ? » Une liesse considérable, on l’a vu en local, l’exemple à Reims, parce que moi j’étais à Reims, mais les auditeurs ardennais peut-être l’on vu aussi dans les rues de Sedan, de Charleville-Mézières… On a vu toute cette foule déferler dans les rues, les voitures qui s’accumulaient, les klaxons, etc. qu’est-ce que vous en pensez, Jacques Cohen ?

Je n’en pense rien, ce que je fais c’est que je constate et que j’essaye d’analyser. Donc, il y a du bien et du mal. On peut prendre tout d’abord le bien, le bien c’est le sentiment d’identification collective. C’est l’appartenance à la nation. C’est la communauté des gens qui vivent ici, et cela est tout à fait favorable de voir que l’identification au sport, à l’équipe de France, conduit à cette cohésion de la nation. Lire la suite

Des prisons mitées comme la Justice !

Chronique du vendredi 6 juillet 2018

sur RCF: @lien en attente

 

La chronique d’actualité, aujourd’hui, avec Jacques Cohen, comme tous les vendredis, bonjour Jacques !

Bonjour.

Et on va revenir sur un fait marquant dans l’actualité nationale, l’évasion de Rédoine Faïd de la prison de Réau, cela paraît invraisemblable !

Cela paraît invraisemblable… cela ne serait pas vraisemblable dans un monde idéal. Dans le monde tel qu’il est, dans l’état des prisons et dans l’état de la justice, c’est malheureusement quelque chose d’inéluctable.

prison recife 2

Prison désaffectée à Recife Brésil

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Le fort de Brégançon, une maison hantée

Chronique du vendredi 22 juin 2018

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« Le fort de Brégançon, une maison hantée », c’est le titre de votre chronique aujourd’hui. Hantée, par ses locataires Jacques ?

Non, hantée surtout par le fantôme du Général de Gaulle parce que c’est le premier à avoir voulu utiliser ce lieu comme villégiature de vacances, et en fait pour fort peu de temps, il n’y est passé, je crois, qu’une ou deux  fois pour une nuit ou deux. Et pourtant, c’est cette image qui s’impose. Le fort est le symbole des vacances du président de la 5ème république, à l’image du Général de Gaulle.

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L’Aquarius un nouveau Saint Louis

Chronique du vendredi 15 juin 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1849665

Jacques Cohen, bonjour !

Bonjour.

Aujourd’hui, on va évoquer l’Aquarius, mais d’une façon plus globale d’abord, vous aimeriez revenir sur un dispositif des accords de Dublin pour accueillir les migrants. Ce sont des accords qui ne marchent pas. Mais que sont ces accords de Dublin.

Que sont ces accords de Dublin ? C’est un système qui fait que tout migrant est enregistré dans le 1er pays d’Europe où il met les pieds, et que c’est ce pays qui doit décider de ce qui lui est accordé comme réfugié, si cela est le cas ou pas, comme immigrant éventuellement, et éventuellement aussi qui doit les renvoyer. mais ce 1er pays ne doit pas garder tout les réfugiés ou migrants non refoulés. Il a pour ça, théoriquement, des droits de tirage sur des quotas qui ont été définis, quotas d’accueil dans les autres pays. Parce que par définition la plupart des migrants arrivent dans très peu de pays qui sont généralement les pays au contact, c’est-à-dire essentiellement l’Italie et la Grèce. Mais s’ils arrivent dans un autre endroit, c’est ce pays qui doit s’en occuper. C’est pour cela que l’on entend régulièrement parler de migrants qui sont « dublinés », ce néologisme voulant dire que puisqu’ils ont été enregistrés dans un pays, alors qu’on les retrouve dans un autre pays, ce pays les renvoie au 1er pays qui doit gérer leur cas.

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Les Dabbawalah de Bombay comme modèle ! Reconstruire  un maillage  territorial des urgences médicales

Chronique du vendredi 8 juin 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1844617

Bonjour Jacques Cohen !

Bonjour.

Ce soir votre sujet, Jacques Cohen, ce sont les livreurs de gamelles de Bombay, comme vous l’avez dit il y a quelques instants en introduction. Quelle est la situation  aujourd’hui ?

Il s’agit de la livraison de plus de 250 000 gamelles, chaque jour, en 3 heures, avec un taux d’erreur qui est très inférieur à la logistique non seulement de la SNCF, mais de tous les grands livreurs modernes. C’est très intéressant comme exemple parce que c’est un exemple de système décentralisé qui n’utilise aucun ordinateur, qui n’utilise même pas des gamelles totalement normalisées du même modèle, plusieurs modèles sont admis, et qui fonctionne avec des étiquettes extrêmement simples parce que le personnel est analphabète.

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Maladie d’Alzheimer : dérembourser des médicaments  pour les tuer! !!!

Chronique du vendredi 1er juin 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1839495

 

Avec nous, aujourd’hui, Jacques Cohen, et on va parler d’une thématique santé. Cela faisait un petit moment.

Le sujet du jour : les médicaments qui permettent de traiter la maladie d’Alzheimer qui désormais ne seront plus remboursés. C’est vrai que quand l’on voit ça de loin, on a tout de suite l’impression que c’est un scandale presque absolu. 

Absolument, c’est l’impression première pour un non-spécialiste alors qu’en fait, si j’ose dire, c’est pour la bonne cause. Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que la législation et la réglementation sont tellement compliquées que pour retirer un produit il est souvent plus simple d’utiliser une procédure tarabiscotée comme son non-remboursement plutôt que de l’interdire purement et simplement. Ce qui ouvrirait le droit à la contestation pour celui qui était détenteur de l’autorisation, qui va demander s’il y a des faits nouveaux, qui va demander des études, et tout et tout. Alors, c’est faisable et c’est facile quand il y a un gros pépin, mais quand il n’y a pas de gros pépin, qu’il n’y a pas beaucoup de changement par rapport à la situation initiale, et bien c’est difficile d’obtenir un retrait classique, c’est-à-dire un retrait d’AMM ( autorisation de mise sur le marché )

D’où le titre de cette chronique : « dérembourser pour tuer…. » un médicament pas un malade !!!.. Une fois le médicament « déremboursé » c’est le fabricant qui va le retirer du marché faute de pouvoir en vendre suffisamment. 

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