Le Covid21 est il né en Amazonie ?

JHM Cohen 21 01 2121

Sur les ondes de RCF:@lien en attente

Au bout d’un an de circulation virale des variants notables font leur apparition. On discute de leur échappement éventuel aux vaccins basés sur le Spike. Les tests les plus courants pour juger de l’échappement sont basés sur la liaison d’anticorps sur le Spike, et le test de référence d’inhibition de l’infection d’une culture cellulaire par du vrai virus est très peu pratiqué. Comme la réponse des tests n’est pas en tout ou rien mais quantitative, sans trop savoir ou placer la barre du seuil d’efficacité in vivo, c’est dire que leurs résultats sont à prendre avec prudence. 

Mais la pierre de touche pour juger d’un variant, c’est son échappement à l’immunité naturelle, c’est à dire sa capacité à contaminer des sujets qui ont été précédemment malades. Depuis le début de l’épidémie, des ré-infections n’ont été signalées qu’anecdotivement, le plus souvent chez des sujets aux pathologies ou traitement immuno-suppresseurs. Et même chez eux les ré-infections étaient toujours moins sévères que la primo-infection. 

Si le variant anglais n’échappe pas à l’immunité acquise, le variant Sud-Africain, sous réserve, non plus,  le variant Brésilien a démontré cette redoutable capacité. Il faut donc étudier plus en détail sa brève histoire.

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Covid19. L’hypothèse d’une guerre de tranchée sans pic éclair.

Chronique du 15 janvier 2021

Sur les ondes de RCF: @ attente  Covid19 le temps des variants

Jacques COHEN bonjour.

Bonjour.

Avec vous aujourd’hui, on va aborder cette thématique des variants du Covid19 et l’évolution de l’épidémie, les conséquences également sur les vaccins. JC, d’abord le variant britannique, ça y est, il est bien là sur nos terres françaises, j’ai envie de dire.

Alors, il est là depuis un certain temps d’ailleurs, et c’est son avenir la grosse incertitude.

Le gouvernement a suivi une seule option qui est de penser qu’il va gagner, et que non seulement il va remplacer la souche habituelle, mais il va se comporter forcément comme à Londres avec un pic qui devrait survenir en début février. Ce n’est pas exclu, mais ce n’est pas la seule hypothèse, parce que schématiquement les mauvaises herbes pour pousser, il faut aussi qu’il y ait de l’eau, elles poussent quand tout pousse, elles poussent un peu plus vite et elles envahissent. Mais si rien ne pousse parce que c’est la sécheresse, les mauvaises herbes ne se répandent pas largement. Pour que ce scénario se produise, il faudrait, je crois, que le variant britannique échappe à l’immunité acquise par la première vague, parce que si ce n’est pas le cas, il peut changer un peu les choses, mais pas dans des proportions gigantesques. À Londres, il s’est répandu parce qu’il n’y a pas eu un gros pic dans cette ville en première vague.

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Covid19 virus variant, épidémie variable, vaccins…..

Chronique du 08 janvier 2020

sur les ondes RCF@ lien en attente

Et nous, on commence par retrouver le professeur Cohen, lui souhaiter une bonne année, meilleurs vœux, une bonne santé surtout, Jacques bonjour.

Bonjour.

JC avec vous, après 15 jours de repos, on va parler de l’évolution de l’épidémie de la Covid-19. Un virus qui mute notamment, on parle de cette variante qui est arrivée du Royaume-Uni et qui, ça y est, est sur le territoire Français JC. Faut-il s’en inquiéter ?

C’en est une parmi les mauvaises nouvelles, c’est un élément inquiétant, mais qu’il faut relativiser, parce qu’il semble que ce variant ne puisse pas échapper aux vaccins dirigés contre le spike, contre les épines de la couronne du virus, ce n’est pas la même couronne d’épines que celle plus connue sur cette antenne…. Et donc s’il ne peut pas échapper au vaccin, cela veut dire qu’il n’échappera pas à l’immunité acquise par l’infection naturelle. Il ira peut-être un peu plus loin que n’allait la forme classique, parce qu’il est un peu plus contagieux. Alors il faut voir. Quand on dit que c’est de 50 % à 75 % plus contagieux, cela veut dire que parmi les sujets contacts, avec la forme classique, c’est 9,5 % d’infectés, c’est 14 % avec cette forme-là dans une étude anglaise. Il est un peu plus contagieux, il ira peut-être un peu plus loin, mais à mon avis il ne peut pas aller bien loin, il va se briser comme les autres sur le mur de l’immunité acquise de la population – qui va finir par arriver – de l’immunité de barrière, pas encore l’immunité d’éradication. Autre élément, il semble donner beaucoup plus de cas en grande Bretagne, mais il ne donne pas beaucoup plus d’hospitalisés, il ne donne pas beaucoup plus de morts. Ce serait dans la ligne générale de ces variants viraux en fin de pandémie qui sont plus adaptés, donc plus contagieux, mais un peu moins mortels et qui présagent de la génération suivante du virus qui s’adaptera à notre espèce qui donnera un rhume de temps en temps et qui restera chez nous ou qui disparaîtra, on ne le sait pas encore.

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Vaccins anti-Covid19: la guerre de religions efface la science

JHM Cohen 5 1 2121

Deux attitudes irrationnelles concernant la vaccination anti-covid envahissent le champ public. Toute deux du domaine de la foi, refusant l’analyse des données scientifiques et les choix raisonnés qui peuvent en découler. L’une, prévisible, anti vaccins se méfie du diable, en voit les méfaits partout, et le combat avec l’énergie du désespoir qui l’habite. Vade Retro ! L’autre plus inattendue pour moi, croit au paradis sur terre et à l’aube radieuse de demain grâce à la sainte ampoule du vaccin. Peu importe lequel. Peu importe si sa potion est amère, ou si le flacon se vide rapidement. Il va se remplir tout seul comme l’ampoule inépuisable des sacres de Reims. Dieu ou Pasteur y pourvoiront. 

L’immunologiste rationaliste ne peut que rappeler des éléments de choix plus terre à terre et constater que les choix politiques français en la matière tiennent plus de la girouette que de la boussole.

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Covid19. Les différentes politiques de tests de masse.

Chronique du 29 décembre 2020

Jacques Cohen fait le point sur la pandémie

JHM COHEN 29 112 2020

Avec nous aujourd’hui, Jacques COHEN. JC bonjour.

Bonjour.

Alors il est vrai que dans l’actualité, bien sûr, on a vu qu’un certain nombre de tests  massifs, était lancé dans le département des Ardennes, on arrive pratiquement au terme de cette série de tests. Quel est votre sentiment JC ?

Et bien, on a eu des tests faits à Charleville-Mézières et au Havre, en quelque sorte pour tester la faisabilité d’un dépistage massif dans les conditions françaises. Et les résultats sont assez mitigés, assez négatifs. Il convient d’abord de rappeler qu’il y a trois sortes de tests de dépistage massif, il y a les tests d’éradication proprement dits, c’est-à-dire s’efforçant de faire disparaitre le virus, ce que les Chinois ont fait à Wuhan. Après la retombée du pic quand il reste peu de circulation virale, on écrase celle-ci par un test massif de toute la population. Alors, on peut le faire à l’échelle d’une ville, d’un département, etc. Il faut réunir des capacités de tests importantes et le faire en 4 ou 5 jours, assortis à un confinement sévère, serré, mais de très courte durée. Dans l’optique inverse, il y a l’écrémage, et dans l’écrémage, il y a l’écrémage général et l’écrémage localisé.

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