USA en Ukraine : quels buts de guerre ?

Chronique du 6 mai 2022

JHM Cohen.

Sur les ondes de RFC: LIEN  

Et votre chronique d’actualité aujourd’hui est consacrée à la guerre entre Ukraine et Russie, mais en s’intéressant à d’autres pays et notamment aux États-Unis. USA en Ukraine quels buts de guerre ? C’est le titre de votre chronique aujourd’hui avec l’évolution de l’affichage public de l’aide des USA aux Ukrainiens. Quelle photographie peut-on faire de cette évolution selon vous, professeur ?

C’est plus une vidéo qu’une photographie, car elle a beaucoup évolué.

Vous êtes moderne, Jacques.

Et oui ! La position initiale des USA était extrêmement prudente. Au point, rappelez-vous, que les avions de chasse polonais d’origine Russe ne pouvaient pas être envoyés à Ramstein sur une base américaine, pour être mis en caisse et renvoyés en Ukraine. Au fur et à mesure des malheurs des Russes, on peut avoir l’impression que BIDEN s’est enhardi et on a une escalade de cette aide d’une part qui a consisté à rameuter tous les pays occidentaux pour envoyer ouvertement non seulement du matériel dit défensif, mais du matériel tout à fait de pointe, de l’artillerie lourde, des antimissiles, des missiles anti-bateaux, etc. Donc un engagement au maximum des moyens techniques possibles, à part d’envoyer des troupes sur place.

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La paralysie des urgences, stade terminal de notre système de santé

Jacques HM Cohen 29 4 2022

Sur les ondes de RCF: LIEN

On retrouve le professeur Jacques COHEN pour une chronique d’actualité, on va parler du système de santé. Professeur, bonjour !

Bonjour !

Avec ce titre : paralysie des urgences, stade terminal de notre système de santé. JC, les urgences, on a l’impression que le service a changé par rapport à ce que l’on a connu il y a quelques années. Maintenant, on ne prend plus que les urgences vitales quelque part, si j’ose dire.

Il y a quelques endroits où on a dû refouler ces derniers jours des urgences présumées non vitales, ce qui est gravissime parce que les urgences non vitales peuvent le devenir et que les gens sont venus là parce qu’ils n’avaient pas eu d’autre solution. Il y a des difficultés des urgences proprement dites, mais il faut tout d’abord bien considérer que ces difficultés des urgences ne sont que les reflets de la dégradation totale de notre système de santé.

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Vaccins ARN anti Covid19: de la marche sur l’eau à ramer comme tout le monde.

Chronique du 22 avril 2022

Sur les ondes de RCF: Lien en attente

Alors, cette semaine vous allez nous parler, si je puis dire, des vaccins contre la Covid-19, mais nouvelle génération.

Oui. Il y a bien sûr des vaccins en préparation concernant les variants du virus, puisque le virus évolue, il faut que les vaccins évoluent.

Donc cela veut dire que les vaccins actuels ne sont pas si efficaces que cela sur les variants actuels ?

Effectivement, ils sont moins efficaces sur les variants actuels qu’ils ne l’étaient sur la souche de départ, c’est un peu classique. Ce qui ne veut pas dire non plus qu’il n’ait plus d’efficacité du tout. En plus, on a dans cette maladie quelque chose qui est aussi important et différent de ce qu’on voit d’habitude : il faut nettement distinguer la protection contre les formes graves et la protection tout court. La protection tout court, si je puis dire, il n’y en a plus beaucoup au bout de 4 ou 5 générations de variants. Et ce qui est étonnant et heureux, c’est que la protection contre les formes graves persiste, non plus aussi parfaite, mais persiste quand même assez largement, donc cela garde un intérêt. La part d’efficacité vaccinale spécifique liée à l’antigène et celle de la stimulation immune adjuvante non spécifique reste d’ailleurs encore incertaine. Ce qui limite un peu les choses c’est que cette protection contre les formes graves semble aussi avoir une durée de plus en plus limitée de rappel en rappel, ce qui est un des aspects que l’on va voir.

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Covid-19: devenu bénin sauf pour ceux qui en meurent

Chronique du 8 avril 2022

Sur les ondes de RCF: LIEN

Vous voulez aujourd’hui nous parler de santé dans votre chronique d’actualité et de la Covid-19, évidemment, avec ce titre que l’on va donner d’entrée « bénin, sauf pour ceux qui en meurent », parce que c’est vrai, la Covid-19 continue de tuer, JC.

Absolument. La maladie a évolué, et c’est ce que disait Charles NICOLE il y a fort longtemps, les épidémies évoluent sous nos yeux pendant que nous les regardons, elles changent. Elle a changé en ce sens que le virus est beaucoup plus contagieux, autrement dit tout le monde va l’attraper. Il est beaucoup plus bénin, c’est tout à fait exact, la plupart des gens n’auront rien ou un rhume, mais il a une sélectivité très particulière ce Sars-CoV-2 qui fait que sur les sujets fragiles, sur ces cibles, il tue encore. Donc il est assez regrettable qu’on ait levé toute mesure de distanciation sociale ou de protection parce que le virus va déferler sur ces sujets fragiles et on voit une remontée, non seulement des cas, mais des hospitalisations et même une remontée des admissions en réanimation, ce qui veut dire qu’il va y avoir encore de la casse.

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Covid-19: Le pic oublié

Chronique du 01 avril 2022

Sur les ondes de RCF: LIEN

Chronique d’actu aujourd’hui vous voulez de nouveau parler de l’épidémie de Covid-19 parce que c’est vrai que ces derniers temps – même nous d’ailleurs à l’intérieur de la chronique d’actualité – on a beaucoup parlé de la guerre entre Russie et Ukraine et on a l’impression que la Covid est un peu tombée aux oubliettes. Mais finalement, si on fait une photographie de paysage, la Covid-19 est toujours là, JC ?

Le Covid-19 est toujours là parce qu’il y a même un pic, un pic oublié de contamination extrêmement important. Qui aboutit à des malades, certes moins nombreux proportionnellement comme cas graves qu’au tout début, mais de façon très significative parce qu’il y a beaucoup plus de contaminés. Le virus est de plus en plus contagieux. Et on a une situation qui est un peu embêtante en ce sens qu’on abandonne toute mesure de distanciation sociale. On dit aux gens que s’ils le veulent vraiment ils peuvent toujours se protéger voire même faire un rappel. Mais en fait en gros, on considère que cela suffit comme ça et que ceux qui vont claquer c’est la faute à pas de chance. C’est une très mauvaise chose parce qu’on aurait dû orienter effectivement la prévention d’une part et le traitement d’autre part en ciblant les catégories à risques.

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