Ukraine saison 2 : la montée des périls

Jacques Cohen 15 4 22

Sur les ondes de RCF: LIEN

Aujourd’hui on retrouve le professeur Jacques COHEN pour une chronique d’actualité. Professeur, bonjour !

Bonjour !

Avec vous aujourd’hui, Professeur, on va parler de la guerre entre la Russie et l’Ukraine et une saison 2 encore plus spectaculaire : la montée des périls. Si on fait une photographie de cette guerre entre la Russie et l’Ukraine, JC, que se passe-t-il ?

On a l’impression, comme les choses durent, vu depuis la France, qu’elles sont étales et que le niveau de risque ne peut pas changer, mais je pense tout à fait le contraire. Nous sommes à la veille d’une saison 2 avec des risques d’aggravation et d’implication beaucoup plus importante de notre part, et de conséquences chez nous bien plus importantes. Pourquoi ? Parce que la première partie de viser l’effondrement rapide politique de l’Ukraine de la part des Russes a raté, et qu’ensuite une implantation militaire durable dans le Nord a donné un désastre de massacres et de victimes civiles, non pas tellement sous forme – comme c’est souligné – de massacre délibéré de la population, mais parce que tout simplement quand les uns et les autres tirent par tous les moyens qu’ils ont dans des milieux urbains, et bien les civils sont, comme toujours, ceux qui trinquent le plus, par milliers, effectivement. Ceci conduit à un passif politique majeur pour les Russes.

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Covid-19: devenu bénin sauf pour ceux qui en meurent

Chronique du 8 avril 2022

Sur les ondes de RCF: LIEN

Vous voulez aujourd’hui nous parler de santé dans votre chronique d’actualité et de la Covid-19, évidemment, avec ce titre que l’on va donner d’entrée « bénin, sauf pour ceux qui en meurent », parce que c’est vrai, la Covid-19 continue de tuer, JC.

Absolument. La maladie a évolué, et c’est ce que disait Charles NICOLE il y a fort longtemps, les épidémies évoluent sous nos yeux pendant que nous les regardons, elles changent. Elle a changé en ce sens que le virus est beaucoup plus contagieux, autrement dit tout le monde va l’attraper. Il est beaucoup plus bénin, c’est tout à fait exact, la plupart des gens n’auront rien ou un rhume, mais il a une sélectivité très particulière ce Sars-CoV-2 qui fait que sur les sujets fragiles, sur ces cibles, il tue encore. Donc il est assez regrettable qu’on ait levé toute mesure de distanciation sociale ou de protection parce que le virus va déferler sur ces sujets fragiles et on voit une remontée, non seulement des cas, mais des hospitalisations et même une remontée des admissions en réanimation, ce qui veut dire qu’il va y avoir encore de la casse.

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Covid-19: Le pic oublié

Chronique du 01 avril 2022

Sur les ondes de RCF: LIEN

Chronique d’actu aujourd’hui vous voulez de nouveau parler de l’épidémie de Covid-19 parce que c’est vrai que ces derniers temps – même nous d’ailleurs à l’intérieur de la chronique d’actualité – on a beaucoup parlé de la guerre entre Russie et Ukraine et on a l’impression que la Covid est un peu tombée aux oubliettes. Mais finalement, si on fait une photographie de paysage, la Covid-19 est toujours là, JC ?

Le Covid-19 est toujours là parce qu’il y a même un pic, un pic oublié de contamination extrêmement important. Qui aboutit à des malades, certes moins nombreux proportionnellement comme cas graves qu’au tout début, mais de façon très significative parce qu’il y a beaucoup plus de contaminés. Le virus est de plus en plus contagieux. Et on a une situation qui est un peu embêtante en ce sens qu’on abandonne toute mesure de distanciation sociale. On dit aux gens que s’ils le veulent vraiment ils peuvent toujours se protéger voire même faire un rappel. Mais en fait en gros, on considère que cela suffit comme ça et que ceux qui vont claquer c’est la faute à pas de chance. C’est une très mauvaise chose parce qu’on aurait dû orienter effectivement la prévention d’une part et le traitement d’autre part en ciblant les catégories à risques.

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Ukraine : de la promenade militaire à la guerre dévastatrice

JHM Cohen Chronique du 25 mars 2022

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On retrouve avec nous le professeur Jacques Cohen par téléphone. Professeur, bonjour.

Bonjour.

Et on va partir un peu plus à l’Est avec la guerre entre Russie et Ukraine. JC, si on fait une photographie de ce qu’il se passe aujourd’hui, un mois après le début de cette guerre, que peut-on dire ?

On peut dire que la guerre n’est pas finie et qu’en dehors de Kherson, les Russes ne contrôlent aucune grande ville. Que pour prendre Marioupol ils ont dû la raser et faire fuir les habitants. Il faut reprendre les choses avec une vue plus générale et plus dynamique, c’est-à-dire focaliser sur ce qui permet de voir quelle est la situation et ce qui va probablement être fait.

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Retarder l’âge des retraites, une idée reçue inefficace

Chronique du 18 mars 2022

Sur les ondes de RCF: LIEN

On retrouve le professeur Jacques Cohen pour sa chronique d’actualité, professeur bonjour.

Bonjour.

Vous vouliez nous parler aujourd’hui de l’âge de la retraite, mais avant cela, nous on a un petit message pour vous. Un peu de familiarité dans cette émission, JC, on commence par vous souhaiter un très bon anniversaire, quand même !

C’est très gentil, merci beaucoup ! Le tour inexorable des planètes conduit à une année de plus et cela permet de voir ce qu’on a fait et ce que l’on doit encore faire.

Et puisque vous vouliez parler aujourd’hui de la réforme des retraites, JC, rassurez-nous, pas de retraite pour la chronique d’actualité ?

Non. Pour la chronique, il n’est pas question de retraite avant longtemps.

Bon, on va parler de choses un peu plus sérieuses, JC, si vous le voulez bien. Parce que vous le savez, sur RCF la joie se partage, mais il faut aussi revenir aux choses qui intéressent nos auditeurs davantage et depuis longtemps il y a cette idée qu’il faudrait mener une réforme des retraites. Et si on est pragmatique, JC, on se dit c’est vrai, on vit plus vieux donc on devrait travailler plus longtemps. Quand est-il selon vous ?

Et bien, hélas la plupart des gens qui voudraient travailler plus longtemps se retrouvent hors du travail bien avant. L’emploi des personnes âgées, si je puis dire, est en France un des plus mauvais d’Europe. Donc malheureusement, pour les gens qui sont déjà hors course à 55 ou 58 ans, qu’ils attendent 62 ou qu’ils attendent 65, cela ne va pas changer grand-chose. Si ce n’est que comme ils n’accumulent pas de droits et qu’ils sont aux minima sociaux, ils vont se retrouver au minimum retraite et c’est en fait là l’essentiel de l’économie envisagée par cet allongement de l’âge de la retraite.

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