Conflit Arménie-Azerbaïdjan : L’Europe part en guerre en paroles.

Jacques HM Cohen le 4 10 2023

Sur les ondes de RCF: LIEN .

La chronique d’actualité avec le Professeur Jacques COHEN. Bonjour Professeur.

Bonjour.

Nouvel épisode dans le conflit Arménie-Azerbaïdjan, si l’on fait une photographie de la situation dans le Haut-Karabakh, Professeur Jacques COHEN, qu’est-ce qu’on voit à l’image ?

Déjà ce que l’on voit, c’est que le Haut-Karabakh a été vidé de ses habitants quasiment intégralement. On voit aussi qu’ils sont partis, si j’ose dire tous seuls ou du moins devant les menaces réelles ou supposées, et cela ce n’est pas tout à fait ce qu’avait prévu Bakou c’est-à-dire l’Azerbaïdjan. Alors, l’Azerbaïdjan aurait pu jouer sur du velours sur le thème « nous garantirons la même autonomie que du temps de l’Union soviétique », mais il n’a pas pu s’empêcher d’enlever les panneaux sur les routes avec les inscriptions en Arménien pour le nom de la ville, d’arrêter les dirigeants arméniens du Karabagh, etc. Ceci pose aussi pour les Azerbaïdjanais un autre problème, ils ont assez astucieusement fait uniquement rentrer en ville des forces de police et surtout pas l’armée. Sauf qu’il n’y a personne et il va être très très difficile pour eux de montrer une coexistence pacifique avec les Arméniens, puis qu’il n’y en a plus. Donc déjà, je vous ai dit changer les panneaux des routes n’était pas déjà une très bonne idée et le retour à de mauvaises habitudes, mais comme en plus ils ont arrêté certains dirigeants des indépendantistes Arméniens, cela ne les met pas dans une situation totalement démonstrative de leur bonne volonté et finalement il faut regarder un peu plus loin effectivement.

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Haut-Karabagh, changement de souveraineté ou exode d’arméniens

Jacques HM Cohen le 20 9 2023

Sur les ondes de RCF: LIEN

Avec nous, par téléphone, on retrouve le Professeur Jacques COHEN, pour la chronique d’actualité. Professeur bonjour.

Bonjour.

Vous étiez avec nous, il y a quelques jours, pour nous parler du conflit Arménie-Azerbaïdjan. On a parlé d’un feuilleton avec des épisodes qui s’enchaînent, et cela va tellement vite dans cette saison que l’on est obligé de vous retrouver aujourd’hui, Jacques COHEN, parce qu’il faut dire que les évènements se précipitent.

Oui. L’événement important est que Bakou a décidé d’anéantir la capacité militaire des arméniens du Haut-Karabagh. Il faut bien faire attention. Il ne s’agit pas des arméniens de la République d’Arménie et donc de l’armée arménienne, mais il s’agit du réarmement discret comme milice de la population du Haut-Karabagh. Je vous rappelle, non pas toute l’histoire, mais que les arméniens n’avaient pas tout à fait respecté ou traînaient les pieds, suite à l’accord de cesser le feu, après la guerre de 2020 et n’avaient pas libéré totalement le corridor reliant le Nakhitchevan, qui est dépendant de Bakou, qui est azerbaïdjanais et fait partie de la République d’Azerbaïdjan en réponse de quoi, les gens de Bakou avaient plus ou moins bloqué, puis totalement bloqué le Corridor de Lachin qui lui relie le Haut-Karabagh à l’Arménie, et puis on en était là. Lire la suite

Feuilleton Arménie – Azerbaïdjan bientôt la fin de la saison

Jacques HM Cohen le 13 9 2023

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La chronique d’actualité avec le Professeur Jacques COHEN avec nous par téléphone. Professeur bonjour.

Bonjour

On va s’intéresser à ce qu’il se passe un petit peu à l’est de la France finalement, avec ce conflit Arménie – Azerbaïdjan dont vous nous aviez déjà parlé, il y a quelques temps. C’est un véritable feuilleton. Évidemment, on a envie de savoir ce qu’il se passe dans ce nouvel épisode. Mais avant cela, Professeur Jacques COHEN peut-être nous faire un résumé des épisodes précédents entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ?

Car en effet, les français suivent assez peu la série entière, qui est une série de très longue date où il y a des épisodes, des saisons comme on dit maintenant, et on ne va pas repartir du royaume d’Antioche et de la grande Arménie. On peut juste se rappeler que l’Arménie a surtout appuyé les russes contre les turcs au début du 20ème siècle et que les turcs leur ont fait payer cher, en réalisant la première évacuation génocidaire de population de ce siècle-là, du 20ème siècle, hélas. Également avec pour finir une amputation de territoire, dont il reste une petite Arménie.

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Catastrophes: l’illusion médicale, l’exemple du Maroc

Jacques HM Cohen 15 9 2023

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La chronique d’actualité avec le Professeur Jacques COHEN. Professeur bonjour.

Bonjour.

Vous voulez revenir sur un événement qui a touché, qui a marqué le monde entier. En tout cas ce tremblement de terre au Maroc, et nous allez parler de la logistique des catastrophes. Professeur Jacques COHEN, pourquoi ce choix aujourd’hui ?

Parce qu’il y a une illusion dans l’opinion publique de penser que les catastrophes, c’est une affaire médicale, voire à la limite, c’est une affaire de charité. Ce n’est pas du tout cela et les choses doivent avoir été prévues pour fonctionner. Les catastrophes, c’est un problème de logistique. La logistique, c’est d’accéder aux lieus. Alors, c’est donc de dégager les routes, mais auparavant, cela peut être des accès en hélicoptère, quand il s’agit de zones isolées. C’est l’électricité, mais c’est surtout l’eau.

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De l’immobilier aux matchs de foot avec les flics, y-a-t-il une solution pour les banlieues ?

Jacques HM COHEN 7 juillet 2023

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La chronique d’actualité avec le Professeur Jacques COHEN avec nous par téléphone. Professeur bonjour.

Bonjour.

On va revenir sur une actualité qui a beaucoup secoué la planète France, j’allais dire ces derniers jours, c’est évidemment les émeutes, les violences urbaines. Mais pour en parler, Jacques COHEN, vous aimeriez revenir déjà sur les plans banlieue, ce qui a été fait en France depuis presque 1977, finalement.

Oui. Il y a eu plusieurs époques et un balancier entre considérer que ce sont les infrastructures qui étaient prioritaires, donc la construction. Il y a toujours de bonnes âmes dans le BTP qui sont disponibles pour récupérer de l’ANRU que Macron appelait un « pognon de dingue », et du tissu social. Le tissu social, c’est bien sûr le tissu éducatif et scolaire. C’est surtout scolaire, mais comme c’est justement là où c’est le plus difficile de faire du scolaire, on a fait beaucoup de parasocial. Mais le parasocial sans scolaire n’a pas beaucoup marché. Quant à l’immobilier, bien évidemment, on a des tas d’exemples sur la planète de ce que créer un joli cadre de vie, si les gens n’ont pas une jolie vie à mettre dedans, ça ne marche pas.

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