Mélenchon : Certains élus sont-ils moins égaux que d’autres ?

CHRONIQUE du vendredi 19 octobre 2018

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Bonjour Jacques !

Bonjour !

Aujourd’hui, vous avez décidé de parler, si on peut l’appeler comme ça, de l’affaire Jean-Luc Mélenchon.

Tout à fait. C’est quand même un phénomène assez inhabituel qui mérite que l’on s’y arrête.

Eh bien, on va s’y arrêter avec vous. Première question, JC, Jean-Luc Mélenchon, ses outrances et une once de bon droit, pourrait-on dire peut-être ?

Oui, tout dépend combien pèse l’once et combien la gâche son attitude. Car en effet, malgré les apparences, le personnage a un comportement que j’allais dire tout à fait défavorable, défavorable à lui-même. Les formules sont épouvantables et pourtant, il n’a pas tort sur toute la ligne.

En effet, il y a une immunité parlementaire qui est faite pour protéger les représentants du peuple d’ingérence éventuelle des autres pouvoirs, qu’ils soient judiciaires ou politiques, ou qu’ils soient la conjonction des deux, et cette immunité s’applique à lui. Un parlementaire ne peut pas être mis en examen sans l’accord du Bureau de l’Assemblée Nationale, il ne peut pas être mis en garde à vue par exemple et pour ce qui est des perquisitions, c’est assez compliqué parce qu’il y a un statut particulier des perquisitions concernant une association de financements des campagnes électorales et des partis politiques participant à une élection. En effet, je crois que Mélenchon ne le savait pas, ces perquisitions en enquête préliminaire ne sont pas du Droit commun. Dans une perquisition sur commission rogatoire d’un juge d’instruction, les flics sonnent à la porte, si je puis me permettre l’expression, ils rentrent au petit matin que cela vous plaise ou pas. Là, il faut qu’ils demandent au responsable de la campagne de Jean-Luc Mélenchon l’autorisation et il me semble d’ailleurs que cela a été fait une demi-heure avant la perquisition au local des Insoumis.

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