La potion magique de soeur Josefa et du professeur Joyeux

Chronique du 20 septembre 2019

Sur les ondes de RCF: https://rcf.fr/embed/2177979

JC bonjour.

Bonjour.

L’actualité, professeur, aujourd’hui a été ce que l’on a appris à Poitiers, notamment des essais cliniques sauvages menés sur au moins 350 personnes, notamment des personnes malades d’Alzheimer et de Parkinson, c’est quoi cette histoire JC ? Décryptez-nous un peu tout cela.

C’est une histoire un peu lamentable, évidemment. C’est une histoire totalement non scientifique de potion magique. Un professeur a pensé qu’il a trouvé un médicament qui ne guérissait d’ailleurs pas seulement le Parkinson mais aussi d’autres maladies neurologiques dont l’Alzheimer. Cela marche aussi pour les troubles du sommeil et pour des tas de machins dans son imagination. En fait, il n’y a aucun essai contrôlé et il s’est lancé dans des essais cliniques, c’est-à-dire donner son médicament à des gens, avant d’avoir fait le moindre test de sécurité du produit et tout ce que l’on fait usuellement en matière d’essais thérapeutiques. On a là une potion magique donnée de façon sauvage,

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Maladie d’Alzheimer : dérembourser des médicaments  pour les tuer! !!!

Chronique du vendredi 1er juin 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1839495

 

Avec nous, aujourd’hui, Jacques Cohen, et on va parler d’une thématique santé. Cela faisait un petit moment.

Le sujet du jour : les médicaments qui permettent de traiter la maladie d’Alzheimer qui désormais ne seront plus remboursés. C’est vrai que quand l’on voit ça de loin, on a tout de suite l’impression que c’est un scandale presque absolu. 

Absolument, c’est l’impression première pour un non-spécialiste alors qu’en fait, si j’ose dire, c’est pour la bonne cause. Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que la législation et la réglementation sont tellement compliquées que pour retirer un produit il est souvent plus simple d’utiliser une procédure tarabiscotée comme son non-remboursement plutôt que de l’interdire purement et simplement. Ce qui ouvrirait le droit à la contestation pour celui qui était détenteur de l’autorisation, qui va demander s’il y a des faits nouveaux, qui va demander des études, et tout et tout. Alors, c’est faisable et c’est facile quand il y a un gros pépin, mais quand il n’y a pas de gros pépin, qu’il n’y a pas beaucoup de changement par rapport à la situation initiale, et bien c’est difficile d’obtenir un retrait classique, c’est-à-dire un retrait d’AMM ( autorisation de mise sur le marché )

D’où le titre de cette chronique : « dérembourser pour tuer…. » un médicament pas un malade !!!.. Une fois le médicament « déremboursé » c’est le fabricant qui va le retirer du marché faute de pouvoir en vendre suffisamment. 

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