FLASH: Soutien aux deux jeunes médecins de la région blâmés par le Conseil de l’Ordre pour avoir critiqué l’homéopathie !

Le Syndicat des médecins homéopathes veut intimider les médecins partisans de la médecine basée sur des preuves.

Deux jeunes médecins généralistes champardennais ont été sanctionnés d’un blâme par la section disciplinaire régionale du conseil de l’ordre « pour avoir dénigré  l’homéopathie ». Dénigrer, c’est dire du mal injustement. Mais mes deux jeunes consoeurs n’ont pas dénigré mais critiqué. Et elles ont dit la vérité: l’homéopathie n’a aucune efficacité démontrée au delà de celle d’un placebo. Le syndicat national des médecins homéopathes compte poursuivre une bonne part des 124 signataires d’un pétition médicale pour le déremboursement de l’homéopathie par la sécurité sociale. (http://fakemedecine.blogspot.com/). S’en prendre en premier à deux jeunes généralistes, c’est une volonté d’intimider tous les médecins partisans de la médecine basée sur des preuves.

La liberté dans notre République c’est que chacun a le droit de croire en l’homéopathie,
la mésothérapie, ou l’église pastafarienne du spaghetti volant. Mais la collectivité n’a pas
à en assumer les frais. Elle a bien assez de mal à payer pour tous les vrais médicaments !

J’appelle tous les hospitalo-universitaires qui devraient être en première ligne pour défendre une médecine efficace, basée sur une méthode scientifique, et mes autres confrères, à être solidaire de nos consoeurs et à les soutenir devant la juridiction nationale d’appel.

 

médecines molles

La concurrence est rude parmi les médecines dites alternatives  ou médecines molles en opposition à la médecine dure qu’elles dénoncent !

Syrie : L’Orient est trop compliqué pour D Trump

CHRONIQUE du Jeudi 20 décembre 2018

La démission du Gal Mattis, survenue après l’enregistrement de cette chronique, authentifie la décision de D Trump de retirer ses troupes de Syrie. Le texte suivant est donc actualisé.

Sur les ondes de RCF :https://rcf.fr/embed/1979099

On va parler de la Syrie et de Trump puisque Donald Trump a annoncé que les armées américaines allaient se retirer de Syrie, c’est une surprise.

C’est une surprise et la première chose qu’il faut faire devant une surprise c’est de savoir si c’est vrai ou pas. Compte tenu du personnage, cela pouvait être une lubie nocturne censurée par son État-Major dès le lendemain. Mais la démission du Gal Mattis, son secrétaire d’État à la Défense, « authentifie » en quelque sorte la décision de D Trump.

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Les gilets jaunes refleuriront-ils au printemps ?

CHRONIQUE du jeudi 13 décembre 2018

Sur les ondes de RCF: @lien en attente

Vous allez nous parler des gilets jaunes, la suite. Emmanuel Macron est venu s’exprimer devant les Français, c’était lundi soir. Un discours dans lequel il a fait de nombreuses annonces, notamment la hausse du SMIC ou en tout cas de la prime d’activité. Il a fait d’autres annonces, l’annulation de la CSG pour les retraités qui gagnaient moins de 2000 € par mois. Quelles sont les conséquences de ces annonces du Président Emmanuel Macron ?

Et bien, Emmanuel Macron a essayé de faire comme en 1968, c’est-à-dire « on lâche de l’argent de différentes façons et cela devrait calmer les gilets jaunes ». Le problème est que cet argent qui est distribué, il faudra bien le prendre quelque part. Alors, en 68, on avait un peu le temps. On a pu mettre 2 ans, grâce à l’inflation, à récupérer un peu de ce qui avait été lâché, et puis une partie restait acquise parce que la croissance a permis de la consolider et au contraire, de s’en servir. Là, on est dans une situation totalement différente. Si on reste en l’état, avec des dépenses accrues d’une bonne dizaine de milliards et un déficit budgétaire qui va passer à 3,5, on aura une situation que l’on va payer à très court terme, à peu près à 6 mois. Donc, il est inéluctable que le gouvernement et Bercy s’efforcent de récupérer de l’argent beaucoup plus vite, et probablement dès les hausses de janvier.

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La sortie des fantômes mécanisés post-soixante-huitards

CHRONIQUE du vendredi 7 décembre 2018

Sur les ondes de RCF: https://rcf.fr/embed/1963133

JC, qui n’est pas avec nous en studio, mais sur la route. C’est un vrai globetrotteur et là, il parcourt la France, JC, peut-être pour se mettre à l’abri des gilets jaunes ce week-end, on lui posera la question. En tout cas, JC, vous êtes sur la route de Lyon. Bonsoir Jacques !

Bonsoir ! Je ne crois pas que prendre la route soit une façon d’éviter les gilets jaunes.

Mais peut-être avez-vous traversé les frontières ? Parce qu’on le sait maintenant, les gilets jaunes, on en parle même partout en Europe, mais vous vous arrêtez à Lyon, rassurez-nous Jacques.

Exact, exact.

Bon, JC ce soir, vous voulez nous parler bien évidemment des gilets jaunes et notamment plus spécifiquement dans ce mouvement, des véhicules blindés à roues de la gendarmerie qui vont être sortis. C’est seulement la deuxième fois qu’on les sort sur les territoires en France métropolitaine. La première fois c’était il y a finalement pas si longtemps vu l’âge de ces véhicules, c’était lors de l’évacuation de la ZAD de Notre Dame des Landes en avril dernier.

Il s’agit de véritables fantômes métalliques post-soixante-huitards qui ont plus de 40 ans d’âge. Des engins « Berliet » avec d’authentiques quinquets jaunes « Marchal » éclairant à peine mieux que des lampes à huile. Dont le conducteur ne voit pas grand-chose, et en tout cas pas s’il roule sur des poubelles, des policiers, des manifestants, ou des badauds tombés sous ses roues qui n’ont aucune protection. Ces engins sont donc restés au garage en Métropole plus de 40 ans. En revanche, ils ont pas mal servi dans les DOM-TOM, parce que ce sont des autos mitrailleuses en fait. Qui sont destinées à agir quand les manifestations dégénèrent à balles. Ce n’est pas du tout le cas à Paris et c’est donc surtout un signal politique qui est donné.

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Des canonnières électorales dans le détroit de Kertch

CHRONIQUE du vendredi 30 novembre 2018

Sur les ondes de RCF: https://rcf.fr/embed/1957609

JC, notre chroniqueur, bonjour.

Bonjour !

Avec vous JC, ce soir, on va parler du conflit russo-ukrainien parce que c’est un conflit qui dure dans le temps, mais là, les choses se sont décantées ces derniers jours.

Oui.

Ou ont évolué en tout cas.

Il est assez oublié qu’il y a en Europe, pas très loin d’ici, à moins de 3000 kilomètres, des tranchées et une bonne centaine d’obus d’artillerie lourde par jour. Donc un combat régulier dans le Donbass qui est au Sud-Est de l’Ukraine. Il y a un épisode récent qui est l’arraisonnement par la marine de la Fédération de Russie, de 3 bateaux de guerre ukrainiens qui voulaient passer le détroit de Kertch. Ces bateaux, il s’agit de modestes unités. En français, cela s’appelle une canonnière c’est-à-dire un bateau avec deux plaques de blindage et un canon, il y a deux canonnières et un remorqueur, mais l’enjeu est une question tout à fait politique et importante.

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E Macron entre nuque raide et dos rond 

CHRONIQUE du lundi 3 décembre 2018

sur RCF:@lien en attente

JC, bonsoir.

Bonsoir !

Merci d’être avec nous. Alors l’actualité, c’est bien sûr les suites de ce qui s’est passé ce week-end à Paris et dans toute la France avec les gilets jaunes. Sur le plan politique, quelle est votre analyse aujourd’hui ? Quelle est la marge de manœuvre du gouvernement et du Président Macron ? Le Premier ministre reçoit les responsables politiques, les a reçus tout au cours de cet après-midi.

Ce qui compte, c’est le Président. Et le Président s’est inconsidérément et dangereusement exposé. Il est donc maintenant en train de se replier, si j’ose dire, derrière le Premier ministre mais avec quelques difficultés. Il s’est exposé en faisant moult déclarations, y compris depuis l’Argentine, ce qui a exaspéré les Gilets Jaunes. Et il a fait un raisonnement initial qui paraissait logique, mais qui méconnaissait l’élément émotionnel. En effet, le Président Macron souffre d’une anosmie émotionnelle. Il est un très bon débatteur, logique, avec sang-froid, mais il ne perçoit pas la valeur émotionnelle d’un mot ou d’une situation chez son interlocuteur. Ce qui lui permet d’être un rationnel, j’allais dire, intégral. L’ennui, c’est que la société, les gens et la politique ne sont pas des choses intégralement rationnelles. Et l’émotion, l’exaspération de la population devant l’avalanche de taxes en tout genre, conduit à un raz de marée, duquel il aura du mal à se dégager.

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