Sars-Cov2: un virus né sous X

JHMCOHEN 9/05/2020

Le Sars-cov2 responsable de l’épidémie de Covd-19 reste pour l’instant de parents inconnus. Son grand-père, ses cousins sont identifiés, mais ses parents, qui l’ont abandonné au coin du marché de Wuhan sont toujours en fuite.

bracelets-mere-enfant

bracelets d’identification mère enfant

Il est régulièrement proposé que le Sars-cov-2 soit le produit de manipulations génétiques d’un virus de chauve-souris ou de pangolin de façon diabolique, accidentelle, ou lors d’expériences d’augmentation de fonctions pour analyser ses mécanismes d’action. D’autant qu’un débat a eu lieu sur les dangers de ces expériences, ayant conduit à un moratoire.
Ce virus n’est en rien concerné par ces expériences. Il n’en porte aucune trace. Réciproquement, l’originalité du virus est hors de portée des inventions humaines. Et de toute façon, on ne peut vieillir un virus comme un tableau sans inéluctablement, laisser des signes de l’oeuvre du faussaire.
Sans cicatrices de manipulation, sans vieillissement artificiel, porteur de solutions inédites et même sans analogies, le virus est unanimement admis comme naturel.
Même le coordinateur du renseignement US a dû se fendre d’un communiqué sur l’origine intégralement naturelle du virus. ( avant que Donald Trump ne lance l’escalade et la machine infernale de pénalités anti-chinoise à ce sujet. Ce qui aurait pu très mal se terminer).
Et si ce virus naturel était sorti accidentellement d’un labo, il faudrait qu’il y soit entré, ce qui nous dirait enfin d’où il vient. Et accessoirement les gens du labo auraient été contaminés les premiers. Surtout s’ils travaillaient salement.
La seule fuite envisageable serait, non pas la diffusion du virus final, mais le relargage dans les eaux usées ou via les poubelles d’un des virus précurseurs s’implantant dans l’éco-système du marché via une espèce  animale sédentaire, qui elle aurait été ensuite en contact avec des animaux de passage comme les pangolins du Gabon.
Mais Il faut pour l’émergence du virus de l’épidémie, une longue bouillabaisse impliquant plusieurs espèces et des va-et-viens. Dont la notre il y a au moins plusieurs années, et sans doute au moins deux fois.
L’analyse de sa séquence indique que le segment en provenance d’un coronavirus humain a ensuite subi de nouvelles mutations ponctuelles pendant au moins plusieurs années. Les calculs de mutation indiquent de 20 à 50 ans pour que ce virus émerge. On peut réduire ce temps, si des antévirus évoluent à plusieurs endroits à la fois comme plusieurs casseroles sur le feu, avant de se mélanger. Mais on reste à compter en année et pas en quelques jours.
Donc avec des protovirus sporadiques à faible circulation chez l’homme.
Rien n’oblige ces virus à venir longtemps à l’avance sur les lieux de la future épidémie. Les virus émergents répondent plus au modèle « Lucky Luke » qu’au modèle Astérix du petit village gaulois, foyer isolé et persistant. Le modèle Lucky Luke « poor lonesome cowboy » est celui d’un virus précaire, voyageur heimatlos, qui déclenche quelques cas à un endroit, dont la propagation s’y éteint, sauf si un cas reprend la route pour plus loin etc. Et de place en place il rencontre parfois les moyens de se fortifier et de changer de statut. Un foyer significatif persistant isolé est très peu probable car la dynamique infectieuse d’un protovirus n’est pas stable. Et de plus sans bouger du petit village gaulois, il ne peut pas faire les rencontres qui lui seraient utiles.
C’est avec cette perspective qu’il faut regarder les cas proposés antérieurs à l’épidémie, de Colmar ou d’ailleurs. Et les sportifs militaires de tous les pays qui sont allé à Wuhan en octobre ayant rapporté pour les uns ou même peut-être apporté pour d’autres un protovirus ou une toute autre bestiole s’il s’agit d’une fausse piste.
L’étincelle qui rend le virus épidémique demande que la bouillabaisse ait mijoté longtemps et donc peut être même dans plusieurs casseroles réunies par les importations animales du marché. D Trump va-t-il vitrifier le Gabon pour avoir exporté des pangolins infectés par un cornavirus ?!!! Les erreurs judiciaires sont souvent basées sur des coïncidences extraordinaires. Et en matière d’épidémie, il a fallu 3 siècles pour s’apercevoir que la peste de Marseille en 1720 n’était pas due au  Grand Saint Antoine, bateau  revenu du Levant avec quelques morts d’autre chose à bord, mais à une souche européenne implantée depuis 4 siècles et en sommeil en France depuis plus d’un demi-siècle.
Donc même dans l’hypothèse la plus pessimiste, le rôle du labo du CDC chinois serait évidemment bien sûr non intentionnel, mais très relatif car l’un des poissons méditerranéens de la bouillabaisse aurait pu être remplacé par un poisson de l’atlantique un jour ou l’autre.
Les scientifiques chinois ont attiré l’attention depuis plusieurs années sur le potentiel de passage humain de coronaVirus de chauve-souris et donc sur son caractère inéluctable, avec des conséquence variables certes selon une transmission directe ou indirecte plus élaborée.
Ce qui implique que d’autres coronavirus passeront inévitablement chez l’homme dans l’avenir, avec un potentiel épidémique plus ou moins important. Et d’autres virus des chauve-souris de l’Ebola au Nipah. Pour ce dernier, c’est parce qu’il est trop mortel qu’il ne diffuse pas bien. Un jour ou l’autre, il trouvera le bon compromis.
Gloire à Charles Nicolle !!

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