Covid-19: leçons de Lombardie et l’évolution probable de l’épidémie en France

 

Charles Nicolle 1933 Le destin des maladies infectieuses:

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Jamais, nous ne devons oublier que les faits dont nous nous occupons sont mouvants, qu’aucune formule ne peut les fixer, les définir, que nous n’en apercevons qu’un tronçon, que les commencements nous échappent, que le phénomène se modifie entre nos mains et, par conséquent, que ce que nous prononçons, ce que nous imprimons, n’est qu’une traduction maladroite, incomplète d’un aspect momentané, d’une seconde au cadran illimité du temps.

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Nous ne disposions jusqu’à présent que des données de l’épidémie initiale de Wuhan et du Hubei. Les données de l’épidémie lombarde dessinent plus précisément les contours de l’épidémie française à la lumière des différences entre l’épidémie du Hubei et celle de Lombardie.

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Covid19: les incertitudes françaises

JHM COHEN 17/3/20

Les prédictions d’ampleur et de mortalité de l’épidémie de Covid19 en France s’étalent  de 3300 à 800 000 morts. Comment expliquer de telles divergences en dehors du fait qu’il est toujours difficile de prédire l’avenir, surtout à l’avance?

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A Codogno, épicentre italien fin de l’épidémie !

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Le coronavirus COVID-19 est aussi une menace pour les décideurs politiques

«  » »….et pour dire simplement ce qu’on apprend au milieu des fléaux, qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser » » A. Camus La Peste

JHM Cohen 1/3/2020

La circulation du virus du COVID-19 en France est maintenant établie. Dans un climat doux et humide persistant, elle ne peut que conduire à une bouffée épidémique. D’un point de vue scientifique et médical, son ampleur et sa mortalité probables seront de l’ordre de celle d’une épidémie de grippe assez banale. Mais ses impact politique et économique seront sans comparaison, du fait de sa nouveauté et de l’étroitesse du pic épidémique, si les choses se déroulent comme à WuHan.

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COVID-19 en France. En cas d’épidémie, virer de bord !

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/2320971

JHM Cohen 28/02/2020

La fin de l’épidémie en Chine nous indique le bout du tunnel. Malheureusement, nous sommes en France à l’autre bout du tunnel, celui du début de l’épidémie. Plusieurs situations favorables restent possibles : météorologique avec la fin de la période d’air doux et pluvieux, la poursuite de l’atténuation du virus au fur et à mesure des passage inter-humains, sa collision avec d’autres épidémies virales déclenchant un phénomène d’interférence. Un situation mitigée d’épidémies éclatées en foyers cliniquement limités reste également possible.

Mais nous devons envisager l’hypothèse la plus pessimiste d’un épidémie de type WuHan et voir comment nous devrons y faire face.

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Grippe à Oakland, 1918 Une salle polyvalente manifestement….

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l’excrétion nasale du coronavirus covid-19 et son dépistage

JHM COHEN 28/02/2020

L’annonce de tests viraux positifs post signes cliniques dans 15% des cas et celle de cas d’aggravation secondaire a conduit à la mésinterprétation qu’on pouvait attraper plusieurs fois le virus à intervalles rapprochés.

L’explication est tout autre: Les sujets d’une part peuvent être contagieux avant tout signe clinique…. et après leur disparition. D’autre part des aggravations secondaires de cas initialement bénins voir inapparents sont possibles. Enfin l’excrétion virale peut être intermittente. Ceci explique que la contagiosité soit extrêmement variable d’un sujet à l’autre et qu’il existe des super-contaminateurs. Dont le profil est de ne pas être malades ou trop malades ce qui leur permet étant sur pieds de largement distribuer du virus au contraire d’un patient en réanimation qui ne contaminera que ce qui est à sa portée, c’est à dire les personnels de santé, si leurs mesures de précaution sont prises en défaut.

Il faut aussi souligner que le dépistage repose sur la recherche du génome viral, et qu’il faut donc qu’il soit présent. Lorsqu’un sujet n’excrète plus de virus, il n’est pas dépistable comme ayant été infecté. Il n’y a pas en effet pour l’instant de test sérologique disponible. Qui permettrait l’enquête épidémiologique sur la prévalence des infections inapparentes, comme de retrouver les maillons manquants et guéris de chaînes de contamination.

La mise au point de ces tests sérologiques n’est pas triviale. Les réponses anticorps contre l’un ou l’autre coronavirus croisent largement. Et trouver des motifs à la fois spécifiques du COVID-19, sans réaction croisée suscitée par un rhume banal, et déclenchant une réponse suffisamment forte et constante d’un sujet à l’autre n’est pas évident.

Nous sommes donc dans la situation d’une détection rapide et sensible des sujets excréteurs, sans accès pour l’instant à l’échelle de l’épidémie, ni à  la photographie rétrospective de cette épidémie une semaine auparavant.

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Exemple d’un test de diagnostic rapide de la présence d’antigène ( test direct ) ou d’anticorps ( test de déviation ). Mais il faut disposer du bon antigène ou d’un anticorps monoclonal dirigé contre lui.

Covid-19: début chez nous, début de sa fin en Chine

JHM COHEN 27 Février 2020

Charles Nicolle 1933: «  » La maladie infectieuse, phénomène biologique, porte les caractères de ces phénomènes. Elle tend, à la fois, à se perpétuer et, pour assurer cette perpétuité, à se modifier suivant les circonstances. Une maladie infectieuse change, évolue sans cesse.«  »

Au moment où le SARS-COVID-19 frappe à notre porte, à coups encore mesurés, il convient de rappeler l’adage boursier : Ni les arbres ni les virus ne montent jusqu’au ciel. Et de se rappeler la bonne nouvelle, l’épidémie est clairement en régression en Chine. Chez nous l’épidémie est à venir, elle sera certainement moins dramatique qu’à WuHan, de l’échelle de l’épidémie de grippe et de virus respiratoire syncitial VRS qui se déroulent actuellement, ou un peu supérieure. Mais bien loin des grandes pestes ou des rougeoles d’autrefois. On ne sait si le virus se répandra sous forme d’une vague épidémique rapide, ou de foyers limités multiples, mais on sait déjà qu’il frappe bien plus les esprits que son potentiel objectif ne le justifierait.

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Après la Grippe de 1780 et avant celle de 1802…

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