Covid-19 stop ou encore? C’est le virus qui décidera….

JHM COHEN 24 05 2020

L’évolution de l’épidémie du Sars-Cov2 reste incertaine en France. Aucun pronostic ne peut dépasser le stade du pari. Et les pouvoirs publics seraient avisé à ne pas en faire. Pour au contraire, prendre des précautions raisonnables et surtout se donner les outils d’évaluation de la situation et de réaction rapide aux différentes éventualités. Dont nous ne disposons malheureusement pas.

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Covid-19: traînée, rebond, foyers ou plus rien ?

JHMCOHEN 13/05/2020

Pour prédire l’évolution de l’épidémie COVID-19, nous ne disposons que de peu de données. Les épidémies précédentes de virus respiratoires sont de peu de secours. Il en est de même de l’histoire naturelle des autres coronavirus humains. Les autres SARS et MESR n’ayant pas non plus le ratio mortalité/ contagiosité du Sars-Cov-2 ne sont pas des antécédents décisifs. Fondamentalement, le Sars-Cov-2 entré par effraction récemment dans notre espèce y est instable. Il peut disparaître tout seul, comme nous empoisonner l’existence pendant 2 ou 3 ans.

 

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Campagne de France du Covid-19. Batailles perdues, gagnées, et les prochains affrontements….

JHM COHEN 29/03/2020

Le début de la guerre contre le coronavirus covid-19 nous a vu perdre plusieurs escarmouches et même des  batailles initiales, par impréparation et manque de réactivité principalement. Mais nous avons eu quelques succès et les batailles décisives restent à venir.

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COVID-19 en France. En cas d’épidémie, virer de bord !

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/2320971

JHM Cohen 28/02/2020

La fin de l’épidémie en Chine nous indique le bout du tunnel. Malheureusement, nous sommes en France à l’autre bout du tunnel, celui du début de l’épidémie. Plusieurs situations favorables restent possibles : météorologique avec la fin de la période d’air doux et pluvieux, la poursuite de l’atténuation du virus au fur et à mesure des passage inter-humains, sa collision avec d’autres épidémies virales déclenchant un phénomène d’interférence. Un situation mitigée d’épidémies éclatées en foyers cliniquement limités reste également possible.

Mais nous devons envisager l’hypothèse la plus pessimiste d’un épidémie de type WuHan et voir comment nous devrons y faire face.

grippe 1918

Grippe à Oakland, 1918 Une salle polyvalente manifestement….

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l’excrétion nasale du coronavirus covid-19 et son dépistage

JHM COHEN 28/02/2020

L’annonce de tests viraux positifs post signes cliniques dans 15% des cas et celle de cas d’aggravation secondaire a conduit à la mésinterprétation qu’on pouvait attraper plusieurs fois le virus à intervalles rapprochés.

L’explication est tout autre: Les sujets d’une part peuvent être contagieux avant tout signe clinique…. et après leur disparition. D’autre part des aggravations secondaires de cas initialement bénins voir inapparents sont possibles. Enfin l’excrétion virale peut être intermittente. Ceci explique que la contagiosité soit extrêmement variable d’un sujet à l’autre et qu’il existe des super-contaminateurs. Dont le profil est de ne pas être malades ou trop malades ce qui leur permet étant sur pieds de largement distribuer du virus au contraire d’un patient en réanimation qui ne contaminera que ce qui est à sa portée, c’est à dire les personnels de santé, si leurs mesures de précaution sont prises en défaut.

Il faut aussi souligner que le dépistage repose sur la recherche du génome viral, et qu’il faut donc qu’il soit présent. Lorsqu’un sujet n’excrète plus de virus, il n’est pas dépistable comme ayant été infecté. Il n’y a pas en effet pour l’instant de test sérologique disponible. Qui permettrait l’enquête épidémiologique sur la prévalence des infections inapparentes, comme de retrouver les maillons manquants et guéris de chaînes de contamination.

La mise au point de ces tests sérologiques n’est pas triviale. Les réponses anticorps contre l’un ou l’autre coronavirus croisent largement. Et trouver des motifs à la fois spécifiques du COVID-19, sans réaction croisée suscitée par un rhume banal, et déclenchant une réponse suffisamment forte et constante d’un sujet à l’autre n’est pas évident.

Nous sommes donc dans la situation d’une détection rapide et sensible des sujets excréteurs, sans accès pour l’instant à l’échelle de l’épidémie, ni à  la photographie rétrospective de cette épidémie une semaine auparavant.

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Exemple d’un test de diagnostic rapide de la présence d’antigène ( test direct ) ou d’anticorps ( test de déviation ). Mais il faut disposer du bon antigène ou d’un anticorps monoclonal dirigé contre lui.

Sur les ondes… il y aura toujours des vaches folles !

Emission diffusée mercredi 30 mars 2016 sur RCF Reims : https://rcf.fr/actualite/la-vache-folle-des-ardennes

AV: Chronique d’actualité avec Jacques Cohen, bonjour Jacques, on va prendre la direction des Ardennes. Ce n’est pas souvent. Pour évoquer ce cas de vache folle. Je parle sous votre contrôle, on parle d’ESB, l’encéphalopathie spongiforme bovine ?

Exactement, encéphalopathie spongiforme bovine, le nom est tout à fait évocateur puisqu’il dit que le cerveau devient comme une éponge. Ce qui veut dire qu’il se porte assez mal. On a entendu beaucoup de choses purement idéologiques sur le sujet. Il faut peut-être retourner aux choses basiques, c’est-à-dire: que sont ces maladies à prion ? ( sans S….).

Ces maladies sont quelque chose d’infectieux très particulier. C’est le seul cas connu pour l’instant de protéine infectieuse. C’est de la contagiosité par imitation. Lire la suite