Covid19: le vaccin pour tous n’est pas pour demain. Faire des tests barrière avant Noël

JHM COHEN

Chronique du 11 décembre 2020

Sur les ondes de RCF: https://rcf.fr/embed/2533089

Pour commencer cette émission, il est l’heure de retrouver le professeur Jacques Cohen avec nous par téléphone, Jacques bonjour.

Bonjour.

Et après s’être égaré, on peut le dire ainsi en parlant d’un autre sujet que la médecine avec vous la semaine dernière, on en revient aux campagnes de vaccination à la Covid-19 et à tout ce qu’il y a autour. Et justement la campagne de vaccination de la Covid-19, elle va arriver en France, elle a été lancée cette semaine au Royaume-Uni, JC d’une façon générale que peut-on en dire ?

Et bien, on peut dire que c’est déjà quelque chose de spectaculaire que l’on commence à avoir des vaccins en aussi peu de temps.

En revanche, il faut voir lesquels, pour qui, et être prudent sur ceux qui arrivent en tête. Parce que, que ce soit les vaccins ARN ou les vaccins à adénovirus 26 recombinant, ce sont des vaccins nouveaux qui n’ont jamais été administrés chez l’homme et dont on ne peut pas avoir de grandes certitudes, ni sur la durée d’action, ni surtout sur les effets secondaires, en particulier pour les ARN.

Il y a aussi un autre vaccin qui est diffusé très largement et au point de vue quantitatif bien plus que ceux-là, c’est le vaccin virus anti et inactivé Chinois qui est une solution éprouvée.

Les Chinois ont choisi de faire à l’ancienne, non pas qu’ils n’avaient pas les moyens technologiques de faire à la dernière mode, mais ils ont considéré que dans le doute et dans l’urgence il valait mieux faire à l’ancienne. Et je vous le dis tout de suite, je préférerais nettement recevoir celui-là.

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Le point sur la Covid-19 et les vaccins

JHM Cohen 25 11 2020

Avec nous aujourd’hui, Jacques COHEN. Jacques COHEN, bonjour.

Bonjour !

On vous interroge régulièrement sur la vitesse de propagation du virus. D’après toutes les indications depuis quelques jours, il semblerait que la cinétique est en train de diminuer, que la vitesse diminue.

C’est plus compliqué. La cinétique de l’épidémie s’est déroulée comme prévisible avec un maximum entre le 10 et le 15 novembre. En revanche, elle n’est pas tout à fait homogène en France d’une part, et d’autre part, on peut se poser des questions sur sa suite.

On est arrivé au sommet du pic, mais le pic ce n’est pas une courbe gaussienne parfaite. La question, c’est sa pente de descente.

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