Covid19 : Le virus hésite pour ses vacances

Chronique du 05 juin 2021

Sur les ondes de RCF  @ Lien

Jacques COHEN, bonjour.

Bonjour.

Et on continue de s’intéresser à la Covid19 au fil des semaines. Et on s’intéresse ce soir à la courbe de croissance de la Covid19 ou peut-être la courbe de décroissance. JC, comment faut-il analyser les derniers chiffres que nous percevons ?

Il s’agit bien d’une courbe de décroissance, fort heureusement. Mais comme je vous l’avais dit la semaine dernière, de petites choses sont plutôt inquiétantes. En effet, il y a un ralentissement de cette décroissance, et de façon hétérogène, à certains endroits, ce n’est même plus du tout une décroissance. Alors, est-ce que c’est une marche d’escalier dans la descente ? Est-ce que le niveau du plateau de maintien de la circulation virale doit se situer pas loin de ce qu’il est actuellement ? On ne peut pas encore le dire comme je vous ai dit : problème de boule de cristal qui ne fonctionne pas très bien. Mais il est quand même à craindre que de toute façon ce plateau se situe plus haut qu’après la première vague, celle du printemps dernier. Et le niveau de circulation virale, si on ne fait rien pour l’éradiquer, est un des grands éléments prédictifs du délai de récurrence.

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Covid-19, vive la détection permanente !

JHM Cohen 24 04 2021

Sur les ondes de RCF: Lien@

Aujourd’hui, vous allez nous parler de la détection permanente.

Ce sera ma conclusion, la détection permanente est la seule solution dans cette épidémie complexe. Tout d’abord, il faut regarder les mesures gouvernementales et nous avons vraiment l’impression que le pari est que le virus va en parlant vulgairement « se tailler tout seul » , qu’il en ait assez et qu’il veuille partir en vacances. Nous avions déjà des mesures que l’on pourrait dire tarabiscotées, nous allons les atténuer en quart de 32e de mesures, cela n’a de logique que si l’on considère que le virus fait ce qu’il veut, et que là il voudrait s’en aller.

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Covid 19: les futurs de l’épidémie.

JHM Cohen 26 03 2021

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Pour tenter de deviner la route que le virus suivra à l’avenir, il faut déjà regarder celle qu’il a suivie. Dès qu’une fraction de contaminés disséminateurs asymptomatiques a été mise en évidence, il est devenu évident en Février 2020 que la pandémie était inévitable. Nous pensions que cette épidémie se limiterait à une vague comme celle de son grand frère le Sars-Cov 1 de Hong Kong. Quand le virus  s’est installé dans la durée dans les deux hémisphères sans y tenir compte des saisons et climats, nous avons voulu qu’il se comporte sinon comme son frère mais comme ses cousins les 4 coronavirus installés durablement dans notre espèce. Qui sont tous des virus saisonniers et d’une assez grande stabilité.  Le peu de variation du Sars-cov2 pendant ses 9 premiers mois d’existence, engageait à cette analogie. Nous aurions dû pourtant remarquer dès l’été qu’il se distinguait de ses cousins par son insensibilité climatique ou saisonnière. Avec des vagues simultanées dans les deux hémisphères par exemple.

Sa stabilité était étonnante pour un virus récent dans l’espèce humaine. Elle n’était qu’apparente dans une période de ruée vers l’Ouest sans obstacle. Une fois  arrivé à une immunité de barrière et non d’éradication, le virus a révélé un potentiel de mutation et d’adaptation  considérable. Nous avons alors espéré en une immunité d’éradication: immunité de troupeau en oubliant que ses cousins ont l’habitude d’induire une immunité peu durable et capricieuse selon les individus. 

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Covid19: les multiples facettes de la distanciation sociale

Chronique du 05 février 2021

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Jacques COHEN, bonjour.

Bonjour.

Jacques, aujourd’hui vous voulez nous parler de nouveau de la Covid-19, mais cette fois des mesures non pharmaceutiques, c’est-à-dire JC ?

Le terme mesure non pharmaceutique, c’est le terme général NPI utilisé par les Américains pour désigner tout ce qui n’est pas traitement, mais ce qui recouvre toutes les mesures sociales. Cela va donc du masque au confinement en passant par la diminution des transports en commun ou des choses comme cela. Et c’est un point très important, parce que nous avons en France une discussion assez restreinte et très focalisée qui est « on confine, on ne confine pas ». Et quand on ne confine pas, on confine quand même parce qu’on réduit considérablement la diversité sociale des contacts et il y a des retentissements en tout genre, dont des retentissements psychologiques majeurs comme on le voit à la longue. Alors il faut voir aussi à chaque fois pour chaque mesure si le jeu en vaut la chandelle d’une part. Et d’autre part si elle est appliquée au bon moment ou pas. Je vous dis tout de suite que j’approuve le fait de ne pas s’être lancé à l’aveuglette dans un nouveau confinement national à un moment qui ne me parait pas opportun pour cela, mais on reverra peut-être la chose dans l’une de vos questions.

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Covid19. Les différentes politiques de tests de masse.

Chronique du 29 décembre 2020

Jacques Cohen fait le point sur la pandémie

JHM COHEN 29 112 2020

Avec nous aujourd’hui, Jacques COHEN. JC bonjour.

Bonjour.

Alors il est vrai que dans l’actualité, bien sûr, on a vu qu’un certain nombre de tests  massifs, était lancé dans le département des Ardennes, on arrive pratiquement au terme de cette série de tests. Quel est votre sentiment JC ?

Et bien, on a eu des tests faits à Charleville-Mézières et au Havre, en quelque sorte pour tester la faisabilité d’un dépistage massif dans les conditions françaises. Et les résultats sont assez mitigés, assez négatifs. Il convient d’abord de rappeler qu’il y a trois sortes de tests de dépistage massif, il y a les tests d’éradication proprement dits, c’est-à-dire s’efforçant de faire disparaitre le virus, ce que les Chinois ont fait à Wuhan. Après la retombée du pic quand il reste peu de circulation virale, on écrase celle-ci par un test massif de toute la population. Alors, on peut le faire à l’échelle d’une ville, d’un département, etc. Il faut réunir des capacités de tests importantes et le faire en 4 ou 5 jours, assortis à un confinement sévère, serré, mais de très courte durée. Dans l’optique inverse, il y a l’écrémage, et dans l’écrémage, il y a l’écrémage général et l’écrémage localisé.

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