Prisons : Les matons retournent en taule

Chronique du vendredi 26 janvier 2018

Sur RCF:https://rcf.fr/embed/1738835

Bonjour Jacques !

Bonjour.

Aujourd’hui, l’actualité, ce sont les mouvements dans les prisons françaises.

12 jours de mobilisation, on est peut-être en train d’en voir le bout ?

Il y a un accord qui est signé par le principal syndicat dans une concurrence avec les syndicats généralistes, puisque c’est un syndicat catégoriel. Il semble marquer des points et assumer qu’il est le principal syndicat, qu’il obtenu des choses parce que finalement cela fait à peu près 1 000 € accordé par gardien de prison, ce qui n’est pas totalement négligeable. Cela ne veut pas dire que cela ira droit dans leurs poches, mais ce sont quand même des sommes importantes. C’est une concurrence dans l’attente des élections syndicales dont c’est l’année. Il y a quand même cet aspect-là, mais le mouvement n’est pas limité à cela, le mouvement est un mouvement de fond, et les surveillants sont confrontés à une évolution sociologique et à l’impasse des prisons, comme l’on peut le remarquer. Nous avons une population carcérale qui est basse selon que l’on regarde les pays du Sud, ou qui est élevée, si on regarde les pays du Nord.

Lire la suite

Notre Drame des Landes, disent les Nantais

Chronique du vendredi 19 janvier 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1731898

 

JPB : Jacques Cohen, alors, Notre Dame des Landes est un sujet d’actualité. On a été à moitié surpris, mais surpris quand même, c’est un projet qui était annoncé. Et puis, le gouvernement a décidé d’y mettre un terme. C’est peut-être une bonne solution parce que l’on sentait bien que cette situation devait être débloquée. C’est une situation bloquée.

C’est une solution de sortie politique. En termes d’aménagement du territoire, cela reste complètement à voir. En termes de leçon politique, c’est également quelque chose qui comporte un passif. Parce que d’expliquer, premièrement, que le président a changé d’avis, puisqu’il s’était engagé dans l’autre sens, que deuxièmement, finalement on cède à une opération parfaitement illégale d’occupation contre 179 décisions de justice, et également contre un référendum local, tout cela fait quand même un passif politique.

Quel est l’avantage ?

L’avantage est que nationalement il y a peu d’intérêt pour les programmes de développement du territoire. Les gens voient que cela coûte, ils voient également à chaque fois une poignée d’opposants, soit locaux soit des hurluberlus voyageurs. Et l’opinion publique saisit mal l’importance qu’il y a à faire des investissements, à développer des infrastructures. La question va se reposer pour plein d’autres endroits. Elle va se reposer pour le canal Seine Nord, elle va se reposer pour le tunnel Lyon-Turin, etc. Parce que là-dessus, il y a une petite tendance, si je puis dire, de nos compatriotes à considérer qu’ils vivent en paix, qu’ils vivent paisiblement et que cela peut bien continuer comme cela indéfiniment.

Lire la suite

Limiter la vitesse ou limiter la mortalité routière

Chronique du Vendredi 12 janvier 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1726423

JPB Souvent, il nous arrive de prendre la route et d’utiliser sa voiture et parfois, on est un petit peu surpris. On peut avoir des PV si on dépasse le 130, le 90 ou le 50 en agglomération. Avec nous donc, Jacques Cohen. Jacques Cohen bonsoir.

Bonsoir

Alors justement, on va évoquer avec vous les voitures. La prévention routière en ce moment, c’est un sujet d’actualité, les limitations à 80 km/h. On parle beaucoup de mortalité sur les routes. Alors justement, cette mortalité elle n’est peut-être pas forcément homogène.

Elle n’est pas du tout homogène, c’est donc la première chose qu’il faut analyser avant de reproduire mécaniquement, des mesures qui ont marché, mais qui cette fois ne marcheront pas. Parce qu’il y a déjà deux catégories distinctes : les 4 roues et les 2 roues, et les 3 roues rejoignent les 2.

Et bien, la mortalité des 2 roues est en progression considérable, presque 8 % par an, et elle représente maintenant près du tiers. Donc, on n’en a pas l’impression, mais cela fait quand même de l’ordre de près de 1 000 personnes. Lire la suite

Après l’abandon de Notre Dame des Landes, la galère gouvernementale va recommencer à Nantes Atlantique

Sur RCF:

Après l’abandon de l’aéroport  de Notre Dame des Landes il est peu probable que les Nantais dont on prévoit de pourrir la vie en augmentant leurs survols à basse altitude se laissent faire.

Outre la guerilla administrative pour les multiples autorisations d’extension, ils utiliseront sans doute deux arguments de sécurité:

= Il y a aussi une réserve naturelle et des oiseaux au sud de Nantes Atlantique. Ce qui a déjà conduit à une remise de gaz d’un avion de ligne pour les éviter.

= l’approche par mauvais temps est complexe et le sera encore plus si on tente de minimiser les nuisances sonores. Une catastrophe a déjà  été évitée de justesse. https://www.bea.aero/docspa/2004/su-f040321/pdf/su-f040321.pdf

En augmentant sérieusement le trafic à Nantes Atlantique, et avec une procédure d’approche encore plus difficile préconisée par le rapport gouvernemental, la probabilité d’un carton en pleine ville augmentera et il suffira d’attendre……

nantes nddl

Extrati du rapport du BEA « Un habitant de Nantes qui se trouvait dans son jardin a été alerté par un bruit de moteur d’avion dont le régime accélérait. Au même instant il a aperçu un avion, hors des nuages, se dirigeant vers lui à basse hauteur avec le train sorti. L’avion l’a survolé et s’est dirigé vers un immeuble d’une dizaine d’étages situé au sud de sa propriété. Il l’a vu virer à droite et commencer à remonter alors que le phare d’atterrissage éclairait l’immeuble »

Il n’est pas certain que NDDL, dans la configuration finalement réduite du projet,  eût été une bêtise ou pas. Mais assurément Nantes Atlantique en est certainement une plus grosse.

Le feuilleton n’est pas terminé……

Sur mon blog:

Notre Dame des Landes: les zadistes travaillent pour Aéroport de Paris et Air France !

Une autre chronique sur RCF:

https://rcf.fr/embed/1731898

 

 

 

Le serpent de mer du camping de Reims change de peau

 

Le Grand Reims a voté les crédits de viabilisation ( 2M€ ) et le lancement d’une DSP pour une hôtellerie de plein air dans le parc du château de la Malle en ruine à Saint-Brice.

J’ai déjà évoqué l’impasse d’une hôtellerie de plein air unique pour l’agglomération ( https://jhmcohen.com/2014/08/19/le-serpent-de-mer-du-camping-de-reims/ ).

Il y a 3 segments devenus complètement distincts: a) les camping-cars, clientèle aisée qui refusera d’être logée dans une zone sans transports en commun, à une heure à pied du centre ville, via une riante promenade à travers des friches industrielles ex VMC par exemple, un dépôt d’hydrocarbures, ou une zone artisanale non commerciale. b) Les randonneurs et pèlerins de passage pour 24 ou 48h, et c) le camping de séjour d’une semaine environ, qui souhaite un environnement vert avec de la baignade voire un plan d’eau. Et des infrastructures: douches, laverie, restaurant etc…. dans un contexte champêtre pour des randonnées.

camping Malle 1

Emplacement du camping dans la zone nord de l’espace boisé en futaie. Le parc privé arboré au sud n’est pas concerné. La station d’épuration est au nord, la zone artisanale juste à côté à l’est. les friches industrielles et dépôts au sud-est vers la ville.

Lire la suite