Réforme santé : le retour du localisme et du clientélisme

CHRONIQUE DU Vendredi 5 octobre 2018

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JC bonjour.

Bonjour !

Le sujet que vous avez choisi ce soir, c’est la réforme hospitalière. Vous en aviez déjà parlé il y a quelques semaines. Aujourd’hui, vous voudriez faire une sorte de piqûre de rappel.

Et bien, en quelque sorte une piqûre de rappel sur les dangers de l’abolition du Numerus Clausus, de la disparition de fait après celle du concours de l’internat de son successeur l’Examen Classant National final, de la disparition du concours de praticien hospitalier national… Tout ceci va conduire à un localisme, et disons-le, non seulement à une différenciation des facultés, mais à un retour en force du clientélisme et du népotisme. Vous savez que le népotisme cela veut dire de protéger la famille, les copains, les enfants des copains, etc., etc.. Donc, le redoutable népotisme du milieu médical, avec son endogamie, qui a conduit à un système clos, qui a été ébréché par la volonté du Général de Gaulle et du Professeur R Debré, du concours d’internat et de la création des CHU en 1958. Lire la suite

Suppression du Numerus Clausus en Médecine. Naïveté ou machiavélisme ?

Chronique du vendredi 7 septembre 2018

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Jacques Cohen est avec nous aujourd’hui, Jacques Cohen bonjour !

Bonjour.

Alors, c’est vrai que dans l’actualité, on a parlé d’une question qui concerne, en cette période de rentrée, la médecine. Alors, ce n’est peut-être pas vrai pour l’année 2018, ce n’est peut-être qu’un projet, mais on a entendu parler de la fin du numerus clausus en médecine.

C’est une chose qui existe depuis des années, il faut rappeler aux auditeurs que le numerus clausus est un nombre d’étudiants. Ce nombre d’étudiants, il ne faut pas le dépasser à la fin de la 1re année, il y a énormément de candidats, 1 000, 1 200 parfois, beaucoup d’étudiants et que très peu d’élus, 200 élus. Donc ça se bouscule en médecine.

Et alors, j’ai entendu dire que tout ça pouvait exploser. De quoi s’agit-il exactement, déjà au niveau du projet ?

Numerus clausus effectivement est un terme pudique pour dire « concours », mais je ne vois d’ailleurs pas pourquoi on n’emploierait pas le terme correct de « concours ». Et bien, c’est un serpent de mer.

Mais les serpents de mer existent. Il y en a en Australie et ils sont même venimeux et toxiques. De temps en temps, on finit par en rencontrer un pour de vrai !

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