Les débuts des vaccinations obligatoires en France. La vaccination anti-diphtérique devient obligatoire en 1938

Le ministre de la santé Agnès Buzyn, a rendu obligatoires les vaccinations jusque là conseillées.  Une campagne dénonce tout à la fois l’atteinte aux libertés individuelles ( des nourrissons !!??!! ) du caractère obligatoire, les dangers des vaccinations concernées ( imaginaires et loin des véritables complications quantifiables au rapport coût/ bénéfice thérapeutique indiscutable ), les profits que les fabricants sont supposés rechercher au besoin contre la santé des vaccinés.
Il m’a semblé intéressant de rechercher dans quelles circonstances les premiers vaccins ont été rendus obligatoires et quel en a été le débat public.
La vaccination diphtérique est obligatoire depuis la loi du 25 juin 1938. C’est la chambre du Front Populaire élue en 1936. Mais la mesure est votée à l’unanimité, après débats en Commissions  de l’Hygiène de l’Assemblée Nationale et du Sénat. De nombreux avis ont été sollicités: conseil supérieur d’hygiène, Académie de  médecine…. La loi a été votée sans débat après un bref exposé du rapporteur Léculier qui est médecin et du président de la commission d’hygiène de la Chambre Even. Ce dernier rassure d’ailleurs l’assemblée sur le fait que les coûts de cette vaccination seront très inférieurs à ses bénéfices indirects attendus y compris sur ce point en soins et décès infantiles évités.
Un débat en séance aurait été possible, mais comme personne ne l’a réclamé malgré l’affichage réglementaire  de la proposition de loi trois jours avant, il n’y en aura pas, la loi faisant consensus.

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Chronique d’Actualité Santé: des vaccins au Levothyrox°….

 

JHM Cohen 8 Septembre 2017

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1636207

JBP: Merci d’être avec nous ! Alors, on va parler santé bien évidemment avec vous. Récemment, on a encore parlé des vaccinations. Moi, je croyais que les vaccinations c’était clair, qu’on se faisait vacciner quand on était petit et puis il n’y avait pas de problème… et on a l’impression que l’importance des vaccinations revient à l’ordre du jour.

Eh oui ! Parce que, comme toujours, quand les choses vont bien on oublie les périodes où elles allaient mal. Les vaccins sont importants, si on arrête de vacciner, un certain nombre de maladies vont revenir, on a quelques signes annonciateurs et de ce fait, les pouvoirs publics se sont préoccupés de renforcer le taux de couverture, c’est le terme technique des vaccinations. Et en particulier, nous avions une distinction, qui n’a pas de raison d’être, entre les vaccins obligatoires et les vaccins recommandés, or ils sont tous, obligatoires ou pas, aussi chaudement recommandés. Lire la suite

« Bonne santé à tous », dit le Premier Ministre

Chronique du mercredi 7 juillet 2017

Sur RCF: @lien en attente

 

Bonjour à tous ! Dernier numéro de chronique d’actualité pour cette saison radiophonique. Avec nous, Jacques Cohen, bonjour Jacques !

Bonjour

AV : Nous allons nous intéresser aux annonces santé du 1er ministre Édouard Philippe, il a annoncé une série de mesures qu’il appelle « une stratégie nationale de santé », alors on va y revenir avec vous Jacques.

J’ai envie de commencer par le paquet de cigarettes qui passera à 10 €, nouvelle augmentation, mais est-ce qu’au bout d’un moment il n’y a pas des limites à augmenter comme ça le prix du paquet ?

D‘abord, l’objectif est tout à fait louable de vouloir réduire le tabagisme. Les interdictions pourrissant la vie des fumeurs, dans les entreprises et autres, ont fait faire des progrès significatifs. On pourrait les compléter en décomptant du temps de travail les pauses cigarette, et d’autre part, arriver à peut-être des choses encore plus coercitives dans des professions qui doivent donner l’exemple, en particulier dans les professions de santé, dont on voit malheureusement les étudiants devant les portes des établissements sortant toutes les 10 minutes pour fumer. C’est quelque chose qui est tout à fait nuisible à la santé publique, pour eux-mêmes, et pour les autres. Le paquet cher, puis très cher, puis de plus en plus cher, ce n’est qu’une solution partielle parce que, comme toute prohibition, il y a un seuil du bénéfice/risque, à partir duquel le trafic se développera parce que le jeu en vaudra la chandelle et que les gens seront prêts à acheter des paquets au noir. Donc de ce point de vue là, on peut continuer à augmenter régulièrement, mais pas très très loin, on arrive déjà à un certain plafond.

prix tabac

la fraction fumeuse de la population décroit avec le prix jusqu’à l’indice 120 environ. Mais la courbe est plate au delà.

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