Covid19: le virus change-t-il de cibles ?

JHM COHEN  8 mars 2021

Sur les ondes de RCF: https://rcf.fr/embed/2599728

Jacques Cohen, bonjour.

Bonjour !

On s’intéresse aujourd’hui à l’évolution de l’épidémie de Covid-19 et surtout à l’évolution de ses malades. Qu’entendez-vous par-là, Jacques Cohen ?

Et bien, le virus est en train de changer de cibles. Il avait jusqu’à présent une préférence considérable pour les personnes très âgées, les gros et les diabétiques. On voit arriver en réanimation une population d’âge moyen (autour de la cinquantaine) sans facteur de risque précédent évident.

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Vaccins anti-Covid19: la guerre de religions efface la science

JHM Cohen 5 1 2121

Deux attitudes irrationnelles concernant la vaccination anti-covid envahissent le champ public. Toute deux du domaine de la foi, refusant l’analyse des données scientifiques et les choix raisonnés qui peuvent en découler. L’une, prévisible, anti vaccins se méfie du diable, en voit les méfaits partout, et le combat avec l’énergie du désespoir qui l’habite. Vade Retro ! L’autre plus inattendue pour moi, croit au paradis sur terre et à l’aube radieuse de demain grâce à la sainte ampoule du vaccin. Peu importe lequel. Peu importe si sa potion est amère, ou si le flacon se vide rapidement. Il va se remplir tout seul comme l’ampoule inépuisable des sacres de Reims. Dieu ou Pasteur y pourvoiront. 

L’immunologiste rationaliste ne peut que rappeler des éléments de choix plus terre à terre et constater que les choix politiques français en la matière tiennent plus de la girouette que de la boussole.

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Covid19. Les différentes politiques de tests de masse.

Chronique du 29 décembre 2020

Jacques Cohen fait le point sur la pandémie

JHM COHEN 29 112 2020

Avec nous aujourd’hui, Jacques COHEN. JC bonjour.

Bonjour.

Alors il est vrai que dans l’actualité, bien sûr, on a vu qu’un certain nombre de tests  massifs, était lancé dans le département des Ardennes, on arrive pratiquement au terme de cette série de tests. Quel est votre sentiment JC ?

Et bien, on a eu des tests faits à Charleville-Mézières et au Havre, en quelque sorte pour tester la faisabilité d’un dépistage massif dans les conditions françaises. Et les résultats sont assez mitigés, assez négatifs. Il convient d’abord de rappeler qu’il y a trois sortes de tests de dépistage massif, il y a les tests d’éradication proprement dits, c’est-à-dire s’efforçant de faire disparaitre le virus, ce que les Chinois ont fait à Wuhan. Après la retombée du pic quand il reste peu de circulation virale, on écrase celle-ci par un test massif de toute la population. Alors, on peut le faire à l’échelle d’une ville, d’un département, etc. Il faut réunir des capacités de tests importantes et le faire en 4 ou 5 jours, assortis à un confinement sévère, serré, mais de très courte durée. Dans l’optique inverse, il y a l’écrémage, et dans l’écrémage, il y a l’écrémage général et l’écrémage localisé.

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Vaccins anti-Covid19. Lesquels choisir ?

JHM COHEN 28 08 2020

Quels vaccins choisir ? La réponse paraît simple: un vaccin qui protège de la maladie et qui n’a pas d’effets secondaires rédhibitoires. Mais l’urgence fait qu’il faut choisir des vaccins avant d’en connaître les performances, les avantages et les inconvénients. Il faut construire des usines de production de masse, en sachant que ces centaines de millions de doses iront peut être directement à la poubelle. Leur financement est assuré par les pré-commandes des États. S’il y a plus de 150 candidats vaccins, ils se regroupent néanmoins en un petit nombre de familles reposant sur des principes très différents. Ce qui conduit les États raisonnables à prendre des options dans plusieurs familles. Et d’autres à miser sur un seul cheval

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Les débuts des vaccinations obligatoires en France. La vaccination anti-diphtérique devient obligatoire en 1938

Le ministre de la santé Agnès Buzyn, a rendu obligatoires les vaccinations jusque là conseillées.  Une campagne dénonce tout à la fois l’atteinte aux libertés individuelles ( des nourrissons !!??!! ) du caractère obligatoire, les dangers des vaccinations concernées ( imaginaires et loin des véritables complications quantifiables au rapport coût/ bénéfice thérapeutique indiscutable ), les profits que les fabricants sont supposés rechercher au besoin contre la santé des vaccinés.
Il m’a semblé intéressant de rechercher dans quelles circonstances les premiers vaccins ont été rendus obligatoires et quel en a été le débat public.
La vaccination diphtérique est obligatoire depuis la loi du 25 juin 1938. C’est la chambre du Front Populaire élue en 1936. Mais la mesure est votée à l’unanimité, après débats en Commissions  de l’Hygiène de l’Assemblée Nationale et du Sénat. De nombreux avis ont été sollicités: conseil supérieur d’hygiène, Académie de  médecine…. La loi a été votée sans débat après un bref exposé du rapporteur Léculier qui est médecin et du président de la commission d’hygiène de la Chambre Even. Ce dernier rassure d’ailleurs l’assemblée sur le fait que les coûts de cette vaccination seront très inférieurs à ses bénéfices indirects attendus y compris sur ce point en soins et décès infantiles évités.
Un débat en séance aurait été possible, mais comme personne ne l’a réclamé malgré l’affichage réglementaire  de la proposition de loi trois jours avant, il n’y en aura pas, la loi faisant consensus.

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