La taxe d’habitation et le château de cartes de la fiscalité locale

chronique du 24 novembre 2017

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Jacques Cohen bonjour !

Bonjour.

JPB: Merci d’être avec nous alors justement, on a beaucoup parlé, avec la rencontre nationale de l’association des Maires de France et du Président de la République, de taxe d’habitation, pas que cela, mais de la taxe d’habitation. Alors Jacques Cohen, vous allez nous éclairer ce soir. Le président de la République parle de compensation et de disparition pour 80 % des ménages d’ici à peu près 3 ans, progressivement de cette taxe. Alors, qu’est-ce que vous en pensez ? C’est quand même une bonne nouvelle, les Français apprécient.

Les Français apprécient et la première chose à regarder c’est pourquoi faut-il toucher à la taxe d’habitation ?

La taxe d’habitation est un impôt extrêmement injuste. Injuste parce qu’il n’est pas proportionnel à la véritable qualité des biens auxquels il est supposé se rapporter. Ces critères datent des années 60, il faut en gros payer beaucoup plus cher quand on habite un HLM de banlieue qu’une maison en centre-ville. 4 ou 5 présidents ont essayé de réformer les critères sans y arriver, parce que c’est très compliqué, et donc, la conclusion à laquelle est arrivé le président de la République dans sa campagne électorale, était qu’il fallait la supprimer.

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Le logement en France: un sujet piégé par ses subventions

CHRONIQUE DU VENDREDI 15 SEPTEMBRE 2017

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1636208

Bonjour Jacques Cohen !

JPB : Alors il est vrai que l’on a beaucoup entendu le gouvernement et le président de la République évoquer les APL, les logements, les logements aidés… C’est dire si c’est un sujet d’actualité sur lequel vous voulez réagir, parce qu’au fond, ce n’est quand même pas très simple de s’y reconnaître, à vrai dire, il faut presque une fiche technique !

Certainement ! C’est un sujet difficile en 7 minutes !

Le logement en France est un sujet piégé par des subventions, comme un canon que l’on chargerait par les deux bouts. C’est-à-dire qu’il y a des subventions aux locataires, mais il y a également tout un tas de subventions aux bailleurs, pas seulement aux bailleurs sociaux d’ailleurs. Comme les prix ne sont pas réglementés, toutes ces subventions sont absorbées et le marché en France est à plus d’un tiers au-dessus du prix par exemple du marché allemand, parce que c’est un système complètement artificiel et vicié. Lire la suite