ZAD et facs, soyez réaliste, demandez l’impossible

Chronique du 20 avril 2018

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JPB: Jacques Cohen, alors c’est vrai que l’on a vu depuis quelques semaines des mouvements dans les facs. Même si toutes les facs ne sont pas touchées, un certain nombre d’entre elles l’ont été. Mais on a vu que c’était des mouvements qui étaient très contestataires et parfois qui ne reflétaient peut-être pas forcément la vie de tous les étudiants, en tout cas, ils existent.

Ce sont des mouvements utopistes. Là, il y a une ressemblance parfaite avec mai 68. Ces mouvements utopistes, par définition, sont extrêmement minoritaires. Ils peuvent, dans certaines circonstances, entraîner avec eux beaucoup de monde, mais ce n’est pas tout à fait, semble-t-il, la saison pour cela. Ce qu’il faut regarder, c’est à quoi correspondent-ils, d’où viennent-ils. Les mouvements utopistes sont des mouvements qui rejettent la société dans laquelle nous vivons, et qui espèrent une autre société. En 68, ils arrivaient à définir un certain nombre de choses contre lesquelles ils étaient. Ils pouvaient imaginer une société où la parole serait plus libre, une société où les mœurs seraient plus libres, etc., et où la concurrence économique serait moins marquée.

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FLASH Tentatives de réhabilitation rampante de Vichy: Après C Maurras, Pierre Taittinger

P Taittinger francisque 2

Pierre Taittinger Chef des « Jeunesses Patriotes », salué du bras tendu fasciste….. ( circa 32-34 )

Après la tentative de commémoration de C Maurras parmi les écrivains d’hier, une nouvelle tentative de réhabilitation rampante d’un vichyste: Pierre Taittinger….

 

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Mouvements étudiants: prémices ou fin de ParcourSup ?

Chronique du vendredi 13 avril 2018

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JPB : Jacques Cohen, bonsoir ! Alors, justement, on évoque beaucoup les étudiants en ce moment. Il semblerait quand même qu’à Reims il n’y ait pas un gros gros mouvement. A Troyes ce n’est pas non plus un mouvement exceptionnel. Est-ce que l’on peut dire qu’en 2018 ce mouvement ressemble à celui de 68 ? Parce qu’il y a quand même eu des évacuations de l’université dans quelques lieux de France.

Alors, il y a des ressemblances, il y a des différences. Vous savez que Karl Marx a dit que l’histoire se répétait toujours deux fois, la première fois en tragédie et la seconde en farce. Ce n’est pas toujours vrai, mais il y a quand même des éléments de vérité. Il y a des ressemblances dans les déroulements puisqu’il y a eu quelques incidents et évacuations de facultés occupées, à Nanterre, même endroit que la dernière fois, à la Sorbonne également. Mais il y a d’énormes différences parce que les violences ont été d’emblée très importantes, avec des destructions, un vandalisme important, ce qui n’était pas le cas en mai 68 où les violences sont arrivées bien après le mouvement de masse, comme une façon de le tuer. Et là, avant même tout mouvement de masse, c’est quand même un gros handicap pour l’émergence de ce mouvement de masse.

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SNCF : à découper selon quel pointillé ?

 

Chronique du vendredi 6 avril 2018

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Jacques, bonsoir !

Bonsoir !

Alors, c’est vrai que l’on parle beaucoup de la SNCF en ce moment, et on en parle d’autant plus que l’on n’a pas beaucoup d’éclaircissements. L’on voit des manifestants, l’on voit qu’il n’y a pas de train, l’on voit qu’il y a des trains, ça repart, ça s’en va, mais on n’en connaît pas les raisons. Quels sont les enjeux de ce type de réforme, au fond ?

Les enjeux c’est la structure de la ,ou des sociétés ferroviaires au moment de l’ouverture à la concurrence. L’enjeu est de savoir si l’on fera ce qui s’appelle de l’open access, c’est-à-dire des enchères ou une bourse des sillons pour que des sociétés puissent circuler sur des rails qui seraient conservés par une société nationale ou un EPIC même. Ou si l’on fait des concessions, ligne par ligne ou par zone. C’est-à-dire que l’on donne des rails et les droits d’exploitations à une société qui elle, à ce moment-là, a son petit monopole dans son coin, ce qui n’est pas du tout la même chose. Et le Premier ministre a dit que l’on ne savait pas encore trop bien ce que l’on ferait. Lire la suite

L’apoplexie des urgences hospitalières

Chronique du vendredi 23 mars 2018

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Jacques Cohen, rebonsoir !

Rebonsoir !

Alors, c’est vrai qu’avec vous on va parler d’un problème à l’hôpital, vous êtes professeur au CHU de Reims, rappelons-le. Est-ce qu’il y a quand même un problème dans les urgences, Monsieur le Professeur ? Parce que, tout de même, l’on voit qu’il y a une crise de l’offre des soins, une crise de l’organisation des soins, une crise de l’attitude médicale. Parfois, il y a eu quelques évènements, des faits divers. On a retrouvé, malheureusement, des personnes qui sont allées aux urgences et qui n’en sont pas vraiment sorties en bon état.

Et bien, tout d’abord, je dois rappeler que, comme je suis médecin hospitalier au CHU de Reims, je parlerai de tout sauf de Reims. Mais je voyage, je connais ce qui se passe ailleurs, qui a d’ailleurs des ressemblances avec ce qui se passe ici. On ne peut pas parler d’incidents, mais au contraire il y a une situation calamiteuse qui est le symbole de la désorganisation de l’offre de soin. Des milliers de personnes, par jour, passent plus de 4 à 8 heures sur un brancard dans le couloir aux urgences partout en France. Lire la suite