La sortie des fantômes mécanisés post-soixante-huitards

CHRONIQUE du vendredi 7 décembre 2018

Sur les ondes de RCF: https://rcf.fr/embed/1963133

JC, qui n’est pas avec nous en studio, mais sur la route. C’est un vrai globetrotteur et là, il parcourt la France, JC, peut-être pour se mettre à l’abri des gilets jaunes ce week-end, on lui posera la question. En tout cas, JC, vous êtes sur la route de Lyon. Bonsoir Jacques !

Bonsoir ! Je ne crois pas que prendre la route soit une façon d’éviter les gilets jaunes.

Mais peut-être avez-vous traversé les frontières ? Parce qu’on le sait maintenant, les gilets jaunes, on en parle même partout en Europe, mais vous vous arrêtez à Lyon, rassurez-nous Jacques.

Exact, exact.

Bon, JC ce soir, vous voulez nous parler bien évidemment des gilets jaunes et notamment plus spécifiquement dans ce mouvement, des véhicules blindés à roues de la gendarmerie qui vont être sortis. C’est seulement la deuxième fois qu’on les sort sur les territoires en France métropolitaine. La première fois c’était il y a finalement pas si longtemps vu l’âge de ces véhicules, c’était lors de l’évacuation de la ZAD de Notre Dame des Landes en avril dernier.

Il s’agit de véritables fantômes métalliques post-soixante-huitards qui ont plus de 40 ans d’âge. Des engins « Berliet » avec d’authentiques quinquets jaunes « Marchal » éclairant à peine mieux que des lampes à huile. Dont le conducteur ne voit pas grand-chose, et en tout cas pas s’il roule sur des poubelles, des policiers, des manifestants, ou des badauds tombés sous ses roues qui n’ont aucune protection. Ces engins sont donc restés au garage en Métropole plus de 40 ans. En revanche, ils ont pas mal servi dans les DOM-TOM, parce que ce sont des autos mitrailleuses en fait. Qui sont destinées à agir quand les manifestations dégénèrent à balles. Ce n’est pas du tout le cas à Paris et c’est donc surtout un signal politique qui est donné.

Lire la suite