Pr Jacques HM Cohen: mail de départ du CHR

Chers tous,

Je quitte au 1 septembre le CHR et vous dis donc « Au revoir » par ce mail.

Je poursuis néanmoins mon activité de recherche comme Professeur Émérite à l’Université au sein du LRN EA4682. Et mes activités d’expert sur la liste nationale de la Cour de cassation.

Ceux qui voudraient me joindre devront utiliser mon mail universitaire jacques.cohen@univ-reims.fr ou mon mail privé jhmcohen@gmail.com ou encore mon portable 06 11 93 67 45

Je vous fais part en pièces jointes de quelques réflexions sur notre établissement. J’en ai encore bien d’autres à écrire sur l’évolution de notre activité dans le demi-siècle écoulé et son avenir. Il faudra pour les lire regarder mon blog jhmcohen.com dans quelques temps…

Je pense la discussion salutaire et le management autoritaire contre productif. Il faut aussi souligner la différence entre notre CHU et un établissement privé : dans ce dernier, la direction et les autres employés n’ont de comptes à rendre qu’à l’actionnaire qui risque son argent et fait ses choix, bons ou mauvais. Y compris sur le mode de gestion.

Un CHU est un établissement public, qui n’appartient pas à sa Direction, mais à tous les citoyens qui le financent comme Collectivité Nationale et accessoirement contribuables. C’est à toute la population que nous devons rendre compte de son activité. Tous les citoyens ont le droit de savoir ce qui s’y passe. Et chacun le droit de le leur dire.

La Direction du CHU m’a interdit de prendre mes dernières gardes de renfort au SAU. En me faisant appeler la veille par le Directeur de garde pour me dire que ma présence n’y était pas requise…. Camouflage pitoyable d’une sanction disciplinaire hors de toutes formes administratives correctes. Qui aura sans doute une suite….

Qu’y aurais-je vu de plus que lors de mes précédents passages ? Et qu’en ai-je dit de faux sur FR3 qui justifie qu’on me coupe la tête ? Je rappelle que j’ai rédigé une note sur le SAU diffusée aux médecins de renfort et à quelques autres, dont quelques administratifs. Qui n’a d’ailleurs eu aucune suite, même sur des détails matériels élémentaires. Deux mois plus tard, la presse en a publié des extraits. Sans interview.

Vous pourrez donc tous juger de son contenu ainsi que la transcription de mon passage à FR3 en PJ.  Et peut-être nourrir votre propre réflexion de mes remarques.

Je voudrais enfin vous offrir comme cadeau de départ, l’image de ce tableau de Rembrandt qui est au Louvre et qui raconte le départ d’un enseignant de Médecine.

L’Archange Raphaël quittant la famille de Tobie :

 

Professeur Jacques HM COHEN MD PhD
Professeur Émérite
LRN EA4682
Pôle Santé
URCA
Rue Cognaq-Jay 51100 Reims
Tél.:06 11 93 67 45
Fax :06 68 38 20 06
Mails:
jacques.cohen@univ-reims.fr
JHMCOHEN@GMAIL.COM

Les Dabbawalah de Bombay comme modèle ! Reconstruire  un maillage  territorial des urgences médicales

Chronique du vendredi 8 juin 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1844617

Bonjour Jacques Cohen !

Bonjour.

Ce soir votre sujet, Jacques Cohen, ce sont les livreurs de gamelles de Bombay, comme vous l’avez dit il y a quelques instants en introduction. Quelle est la situation  aujourd’hui ?

Il s’agit de la livraison de plus de 250 000 gamelles, chaque jour, en 3 heures, avec un taux d’erreur qui est très inférieur à la logistique non seulement de la SNCF, mais de tous les grands livreurs modernes. C’est très intéressant comme exemple parce que c’est un exemple de système décentralisé qui n’utilise aucun ordinateur, qui n’utilise même pas des gamelles totalement normalisées du même modèle, plusieurs modèles sont admis, et qui fonctionne avec des étiquettes extrêmement simples parce que le personnel est analphabète.

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L’apoplexie des urgences hospitalières

Chronique du vendredi 23 mars 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1785479

 

Jacques Cohen, rebonsoir !

Rebonsoir !

Alors, c’est vrai qu’avec vous on va parler d’un problème à l’hôpital, vous êtes professeur au CHU de Reims, rappelons-le. Est-ce qu’il y a quand même un problème dans les urgences, Monsieur le Professeur ? Parce que, tout de même, l’on voit qu’il y a une crise de l’offre des soins, une crise de l’organisation des soins, une crise de l’attitude médicale. Parfois, il y a eu quelques évènements, des faits divers. On a retrouvé, malheureusement, des personnes qui sont allées aux urgences et qui n’en sont pas vraiment sorties en bon état.

Et bien, tout d’abord, je dois rappeler que, comme je suis médecin hospitalier au CHU de Reims, je parlerai de tout sauf de Reims. Mais je voyage, je connais ce qui se passe ailleurs, qui a d’ailleurs des ressemblances avec ce qui se passe ici. On ne peut pas parler d’incidents, mais au contraire il y a une situation calamiteuse qui est le symbole de la désorganisation de l’offre de soin. Des milliers de personnes, par jour, passent plus de 4 à 8 heures sur un brancard dans le couloir aux urgences partout en France. Lire la suite