Covid-19 : vaccin et tests pour la liberté des commerces

Chronique du 21/05/2021

Sur les ondes de RCF: lien@

Jacques COHEN, bonjour !

Bonjour !

Jacques COHEN, nous avons vécu de beaux jours, même si le temps n’était pas au rendez-vous. Nous avons enfin pu nous retrouver en terrasse et vous étiez de ceux-là d’ailleurs, Jacques COHEN, cette semaine.

Je suis allé faire l’ouverture de la terrasse du Lyon à 7 heures avec vos confrères de France Bleu. Je dois reconnaître qu’avec le temps qu’il faisait, nous n’étions pas extraordinairement serrés les uns contre les autres.

Effectivement, il est vrai que l’on se retrouve en terrasse et nous avons l’impression, en tout cas sur la journée du mercredi, d’en avoir oublié tous les gestes barrière ou que nous nous sommes vites retrouvés les uns les autres tous accolés presque, j’ai envie de dire.

Il y a deux aspects. Soit nous considérons que les gestes barrière et surtout les mesures de confinement et les fermetures qui ont été faites ont une certaine efficacité, soit nous n’y croyons pas – ce qui est mon cas – en considérant que seuls les confinements durs ont une efficacité pour une maladie qui pour les 3/4 est souterraine, c’est-à-dire que les gens sont asymptomatiques.

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Covid19. L’hypothèse d’une guerre de tranchée sans pic éclair.

Chronique du 15 janvier 2021

Sur les ondes de RCF: https://rcf.fr/embed/2559789

Jacques COHEN bonjour.

Bonjour.

Avec vous aujourd’hui, on va aborder cette thématique des variants du Covid19 et l’évolution de l’épidémie, les conséquences également sur les vaccins. JC, d’abord le variant britannique, ça y est, il est bien là sur nos terres françaises, j’ai envie de dire.

Alors, il est là depuis un certain temps d’ailleurs, et c’est son avenir la grosse incertitude.

Le gouvernement a suivi une seule option qui est de penser qu’il va gagner, et que non seulement il va remplacer la souche habituelle, mais il va se comporter forcément comme à Londres avec un pic qui devrait survenir en début février. Ce n’est pas exclu, mais ce n’est pas la seule hypothèse, parce que schématiquement les mauvaises herbes pour pousser, il faut aussi qu’il y ait de l’eau, elles poussent quand tout pousse, elles poussent un peu plus vite et elles envahissent. Mais si rien ne pousse parce que c’est la sécheresse, les mauvaises herbes ne se répandent pas largement. Pour que ce scénario se produise, il faudrait, je crois, que le variant britannique échappe à l’immunité acquise par la première vague, parce que si ce n’est pas le cas, il peut changer un peu les choses, mais pas dans des proportions gigantesques. À Londres, il s’est répandu parce qu’il n’y a pas eu un gros pic dans cette ville en première vague.

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Covid: un vaccin vite et bien ?

JHMCOHEN 6/04/2020

La plupart des gens pensent qu’il est facile de faire un vaccin contre le Covid-19, puisqu’on en a fait tant d’autres. Et que les délais sont affaires de moyens en argent et en hommes. Nous allons voir qu’à la fois, la voie vers le vaccin n’est pas forcément directe et évidente, et que le développement du vaccin comporte des étapes dont les délais sont incompressibles. A commencer par le temps de gestation de la souris !

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Les débuts des vaccinations obligatoires en France. La vaccination anti-diphtérique devient obligatoire en 1938

Le ministre de la santé Agnès Buzyn, a rendu obligatoires les vaccinations jusque là conseillées.  Une campagne dénonce tout à la fois l’atteinte aux libertés individuelles ( des nourrissons !!??!! ) du caractère obligatoire, les dangers des vaccinations concernées ( imaginaires et loin des véritables complications quantifiables au rapport coût/ bénéfice thérapeutique indiscutable ), les profits que les fabricants sont supposés rechercher au besoin contre la santé des vaccinés.
Il m’a semblé intéressant de rechercher dans quelles circonstances les premiers vaccins ont été rendus obligatoires et quel en a été le débat public.
La vaccination diphtérique est obligatoire depuis la loi du 25 juin 1938. C’est la chambre du Front Populaire élue en 1936. Mais la mesure est votée à l’unanimité, après débats en Commissions  de l’Hygiène de l’Assemblée Nationale et du Sénat. De nombreux avis ont été sollicités: conseil supérieur d’hygiène, Académie de  médecine…. La loi a été votée sans débat après un bref exposé du rapporteur Léculier qui est médecin et du président de la commission d’hygiène de la Chambre Even. Ce dernier rassure d’ailleurs l’assemblée sur le fait que les coûts de cette vaccination seront très inférieurs à ses bénéfices indirects attendus y compris sur ce point en soins et décès infantiles évités.
Un débat en séance aurait été possible, mais comme personne ne l’a réclamé malgré l’affichage réglementaire  de la proposition de loi trois jours avant, il n’y en aura pas, la loi faisant consensus.

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