Suppression du Numerus Clausus en Médecine. Naïveté ou machiavélisme ?

Chronique du vendredi 7 septembre 2018

sur RCF: https://rcf.fr/embed/1896963

 

Jacques Cohen est avec nous aujourd’hui, Jacques Cohen bonjour !

Bonjour.

Alors, c’est vrai que dans l’actualité, on a parlé d’une question qui concerne, en cette période de rentrée, la médecine. Alors, ce n’est peut-être pas vrai pour l’année 2018, ce n’est peut-être qu’un projet, mais on a entendu parler de la fin du numerus clausus en médecine.

C’est une chose qui existe depuis des années, il faut rappeler aux auditeurs que le numerus clausus est un nombre d’étudiants. Ce nombre d’étudiants, il ne faut pas le dépasser à la fin de la 1re année, il y a énormément de candidats, 1 000, 1 200 parfois, beaucoup d’étudiants et que très peu d’élus, 200 élus. Donc ça se bouscule en médecine.

Et alors, j’ai entendu dire que tout ça pouvait exploser. De quoi s’agit-il exactement, déjà au niveau du projet ?

Numerus clausus effectivement est un terme pudique pour dire « concours », mais je ne vois d’ailleurs pas pourquoi on n’emploierait pas le terme correct de « concours ». Et bien, c’est un serpent de mer.

Mais les serpents de mer existent. Il y en a en Australie et ils sont même venimeux et toxiques. De temps en temps, on finit par en rencontrer un pour de vrai !

Lire la suite

Les Dabbawalah de Bombay comme modèle ! Reconstruire  un maillage  territorial des urgences médicales

Chronique du vendredi 8 juin 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1844617

Bonjour Jacques Cohen !

Bonjour.

Ce soir votre sujet, Jacques Cohen, ce sont les livreurs de gamelles de Bombay, comme vous l’avez dit il y a quelques instants en introduction. Quelle est la situation  aujourd’hui ?

Il s’agit de la livraison de plus de 250 000 gamelles, chaque jour, en 3 heures, avec un taux d’erreur qui est très inférieur à la logistique non seulement de la SNCF, mais de tous les grands livreurs modernes. C’est très intéressant comme exemple parce que c’est un exemple de système décentralisé qui n’utilise aucun ordinateur, qui n’utilise même pas des gamelles totalement normalisées du même modèle, plusieurs modèles sont admis, et qui fonctionne avec des étiquettes extrêmement simples parce que le personnel est analphabète.

Lire la suite

Maladie d’Alzheimer : dérembourser des médicaments  pour les tuer! !!!

Chronique du vendredi 1er juin 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1839495

 

Avec nous, aujourd’hui, Jacques Cohen, et on va parler d’une thématique santé. Cela faisait un petit moment.

Le sujet du jour : les médicaments qui permettent de traiter la maladie d’Alzheimer qui désormais ne seront plus remboursés. C’est vrai que quand l’on voit ça de loin, on a tout de suite l’impression que c’est un scandale presque absolu. 

Absolument, c’est l’impression première pour un non-spécialiste alors qu’en fait, si j’ose dire, c’est pour la bonne cause. Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que la législation et la réglementation sont tellement compliquées que pour retirer un produit il est souvent plus simple d’utiliser une procédure tarabiscotée comme son non-remboursement plutôt que de l’interdire purement et simplement. Ce qui ouvrirait le droit à la contestation pour celui qui était détenteur de l’autorisation, qui va demander s’il y a des faits nouveaux, qui va demander des études, et tout et tout. Alors, c’est faisable et c’est facile quand il y a un gros pépin, mais quand il n’y a pas de gros pépin, qu’il n’y a pas beaucoup de changement par rapport à la situation initiale, et bien c’est difficile d’obtenir un retrait classique, c’est-à-dire un retrait d’AMM ( autorisation de mise sur le marché )

D’où le titre de cette chronique : « dérembourser pour tuer…. » un médicament pas un malade !!!.. Une fois le médicament « déremboursé » c’est le fabricant qui va le retirer du marché faute de pouvoir en vendre suffisamment. 

Lire la suite

L’apoplexie des urgences hospitalières

Chronique du vendredi 23 mars 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1785479

 

Jacques Cohen, rebonsoir !

Rebonsoir !

Alors, c’est vrai qu’avec vous on va parler d’un problème à l’hôpital, vous êtes professeur au CHU de Reims, rappelons-le. Est-ce qu’il y a quand même un problème dans les urgences, Monsieur le Professeur ? Parce que, tout de même, l’on voit qu’il y a une crise de l’offre des soins, une crise de l’organisation des soins, une crise de l’attitude médicale. Parfois, il y a eu quelques évènements, des faits divers. On a retrouvé, malheureusement, des personnes qui sont allées aux urgences et qui n’en sont pas vraiment sorties en bon état.

Et bien, tout d’abord, je dois rappeler que, comme je suis médecin hospitalier au CHU de Reims, je parlerai de tout sauf de Reims. Mais je voyage, je connais ce qui se passe ailleurs, qui a d’ailleurs des ressemblances avec ce qui se passe ici. On ne peut pas parler d’incidents, mais au contraire il y a une situation calamiteuse qui est le symbole de la désorganisation de l’offre de soin. Des milliers de personnes, par jour, passent plus de 4 à 8 heures sur un brancard dans le couloir aux urgences partout en France. Lire la suite

« Dessine-moi un mouton » dit le petit Prince diabétique…..

Chronique du vendredi 23 février 2018

Sur RCF: https://rcf.fr/embed/1763409

 

Jacques Cohen, re bonsoir !

Re bonsoir !

Alors, c’est vrai que l’on a parlé du mouton tout à l’heure. Vous avez un titre un peu particulier pour votre chronique d’aujourd’hui.

Oui, la chronique s’appelle « Dessine-moi un mouton », et c’est un Petit Prince diabétique qui en parle.

Alors, vous êtes médecin, donc il y a certainement un rapport entre le mouton et le diabète, mais je ne vois pas trop pour l’instant… alors, il semblerait tout de même qu’il y ait dans le domaine de l’innovation, de la recherche, des cellules souches humaines qui pourraient être mises dans un mouton, mais où va-t-on Jacques Cohen ?

Eh bien, où va-t-on ?… c’est que l’on essaye de soigner les diabétiques, et il faut détailler cette expérience parce qu’elle est vécue dans l’opinion publique plus comme un fantasme d’apprenti sorcier de mettre une tête d’homme sur un mouton ou l’inverse, de mettre des doigts à la place des sabots ou n’importe quoi…

Ce n’est pas tout à fait cela…

Il n’y aucun risque de ce genre, et il faut regarder ce qui a été fait.

Lire la suite