Covid-19: devenu bénin sauf pour ceux qui en meurent

Chronique du 8 avril 2022

Sur les ondes de RCF: LIEN

Vous voulez aujourd’hui nous parler de santé dans votre chronique d’actualité et de la Covid-19, évidemment, avec ce titre que l’on va donner d’entrée « bénin, sauf pour ceux qui en meurent », parce que c’est vrai, la Covid-19 continue de tuer, JC.

Absolument. La maladie a évolué, et c’est ce que disait Charles NICOLE il y a fort longtemps, les épidémies évoluent sous nos yeux pendant que nous les regardons, elles changent. Elle a changé en ce sens que le virus est beaucoup plus contagieux, autrement dit tout le monde va l’attraper. Il est beaucoup plus bénin, c’est tout à fait exact, la plupart des gens n’auront rien ou un rhume, mais il a une sélectivité très particulière ce Sars-CoV-2 qui fait que sur les sujets fragiles, sur ces cibles, il tue encore. Donc il est assez regrettable qu’on ait levé toute mesure de distanciation sociale ou de protection parce que le virus va déferler sur ces sujets fragiles et on voit une remontée, non seulement des cas, mais des hospitalisations et même une remontée des admissions en réanimation, ce qui veut dire qu’il va y avoir encore de la casse.

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Covid-19: Le pic oublié

Chronique du 01 avril 2022

Sur les ondes de RCF: LIEN

Chronique d’actu aujourd’hui vous voulez de nouveau parler de l’épidémie de Covid-19 parce que c’est vrai que ces derniers temps – même nous d’ailleurs à l’intérieur de la chronique d’actualité – on a beaucoup parlé de la guerre entre Russie et Ukraine et on a l’impression que la Covid est un peu tombée aux oubliettes. Mais finalement, si on fait une photographie de paysage, la Covid-19 est toujours là, JC ?

Le Covid-19 est toujours là parce qu’il y a même un pic, un pic oublié de contamination extrêmement important. Qui aboutit à des malades, certes moins nombreux proportionnellement comme cas graves qu’au tout début, mais de façon très significative parce qu’il y a beaucoup plus de contaminés. Le virus est de plus en plus contagieux. Et on a une situation qui est un peu embêtante en ce sens qu’on abandonne toute mesure de distanciation sociale. On dit aux gens que s’ils le veulent vraiment ils peuvent toujours se protéger voire même faire un rappel. Mais en fait en gros, on considère que cela suffit comme ça et que ceux qui vont claquer c’est la faute à pas de chance. C’est une très mauvaise chose parce qu’on aurait dû orienter effectivement la prévention d’une part et le traitement d’autre part en ciblant les catégories à risques.

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Retarder l’âge des retraites, une idée reçue inefficace

Chronique du 18 mars 2022

Sur les ondes de RCF: LIEN

On retrouve le professeur Jacques Cohen pour sa chronique d’actualité, professeur bonjour.

Bonjour.

Vous vouliez nous parler aujourd’hui de l’âge de la retraite, mais avant cela, nous on a un petit message pour vous. Un peu de familiarité dans cette émission, JC, on commence par vous souhaiter un très bon anniversaire, quand même !

C’est très gentil, merci beaucoup ! Le tour inexorable des planètes conduit à une année de plus et cela permet de voir ce qu’on a fait et ce que l’on doit encore faire.

Et puisque vous vouliez parler aujourd’hui de la réforme des retraites, JC, rassurez-nous, pas de retraite pour la chronique d’actualité ?

Non. Pour la chronique, il n’est pas question de retraite avant longtemps.

Bon, on va parler de choses un peu plus sérieuses, JC, si vous le voulez bien. Parce que vous le savez, sur RCF la joie se partage, mais il faut aussi revenir aux choses qui intéressent nos auditeurs davantage et depuis longtemps il y a cette idée qu’il faudrait mener une réforme des retraites. Et si on est pragmatique, JC, on se dit c’est vrai, on vit plus vieux donc on devrait travailler plus longtemps. Quand est-il selon vous ?

Et bien, hélas la plupart des gens qui voudraient travailler plus longtemps se retrouvent hors du travail bien avant. L’emploi des personnes âgées, si je puis dire, est en France un des plus mauvais d’Europe. Donc malheureusement, pour les gens qui sont déjà hors course à 55 ou 58 ans, qu’ils attendent 62 ou qu’ils attendent 65, cela ne va pas changer grand-chose. Si ce n’est que comme ils n’accumulent pas de droits et qu’ils sont aux minima sociaux, ils vont se retrouver au minimum retraite et c’est en fait là l’essentiel de l’économie envisagée par cet allongement de l’âge de la retraite.

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Covid19: quand c’est fini n i n i….

Chronique du 11 mars 2022

Sur les ondes de RCF: LIEN

JC, aujourd’hui, on va faire un point sur l’épidémie de la Covid-19 parce qu’à l’heure où bas les masques ou finalement la guerre entre Russie et Ukraine prend une place importante et prépondérante même dans l’actualité, on a l’impression que la Covid-19 n’existe plus. Alors finalement, JC, quand est-il ?

Et bien je crois qu’effectivement on ne veut plus en entendre parler. Mais qu’on ne veuille plus en entendre parler n’implique pas que les choses aient disparu.

Le pic précédent, très élevé d’Omicron variants 1-2-3 a diminué rapidement, puis il a arrêté de diminuer il y a maintenant presque huit jours avec une stabilisation du nombre de cas, même une légère augmentation, c’est donc quelque chose de réel. On pourrait dire que les cas c’est bien gentil, mais comme c’est bénin, cette fois-ci on s’en fout complètement. Malheureusement, les nouvelles hospitalisations, elles aussi, suivent la même chose, c’est-à-dire qu’elles ont cessé de décroître et remontent très légèrement. Donc, il est tout à fait à craindre que l’on soit à un plateau et que ce plateau étant relativement élevé, il y a toute chance ou il y a de bonnes chances que d’ici trois mois on soit reparti pour la vague suivante. « Quand c’est fini, N.I. ni-ni, ça recommence » comme chantait Léo FERRE.

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Du Numerus Clausus à la mort de la sécu : un billard à 3 bandes

JHM COHEN

Chronique du 18 février 2022

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Et avec nous aujourd’hui, le professeur Jacques Cohen. Bonjour.

Bonjour.

Alors cette semaine, vous nous proposez ce thème : les réformes des études de médecine. Un vaste sujet et on va dire toujours d’actualité.

Tout à fait, car les choses croissent et s’amplifient. La chose commence avec la suppression du numerus clausus en disant que le numerus clausus étant bas, il faut le supprimer pour qu’il y ait beaucoup plus d’étudiants admis et de médecins à terme.

Alors pour rappel, le numerus clausus, qu’est-ce que c’est ?

C’est le nombre d’étudiants admis au concours d’entrée en médecine en fonction d’un coefficient décidé nationalement. Où c’est une espèce de subterfuge, c’est que le numerus clausus, il peut être bas ou haut, il peut être changé en 48h par un arrêté ministériel. Il n’y a donc vraiment aucune raison de le supprimer sur l’argument du manque de médecins.

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